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Élections dimanche en Albanie

Audrey Parmentier2 juillet 2005

Le scrutin s’annonce serré dimanche en Albanie. Les élections législatives, sixième consultation populaire depuis la chute du régime communiste, opposeront le Parti démocrate de l'ex-président Sali Berisha aux socialistes du Premier ministre Fatos Nano. Ce sera aussi l’occasion pour l’Albanie de prouver sa volonté d’intégrer les structures occidentales et notamment l’Union européenne et l’Otan.

Wahlen in Albanien Plakat
Image : AP

Si des irrégularités et autres manipulations ne sont pas à exclure dimanche, ce qui est sûr, c’est que les Albanais ont découvert la campagne électorale à l’occidentale. Le parti socialiste au pouvoir depuis 1997 comme le parti démocrate ont rivalisé d’ingéniosité dans des spots télévisés. Il faut dire que les deux partis sont au coude à coude : selon les derniers sondages, le Parti de Sali Berisha devancerait d'un petit point les socialistes du Premier ministre avec respectivement 35 et 34% des intentions de vote. Les démocrates qui comptent bien en finir avec les problèmes nés de l’ère socialiste, comme l’explique Sali Berisha :

« Nous représentons l’alternative en ce qui concerne la lutte contre la corruption et la création de nouveaux emplois. Nous représentons l’alternative pour une meilleure politique financière, et contre une économie parallèle et aussi pour une intégration dans les structures euro-atlantiques. Nous atteindrons tout cela en consolidant l’état de droit et les institutions conformément aux critères requis. »

Les socialistes eux se définissent comme la voix de l’avenir, mais leur discours est quasiment identique. Fatos Nano :

« Nous allons continuer notre travail pour reconstruire l’Albanie. Nous voulons renforcer les institutions et le bien-être de la population. Restez nous fidèles, afin de défendre le futur de vos enfants. Travaillons ensemble pour faire avancer le processus d’intégration de l’Albanie à l’Europe moderne. »

Deux autres partis font cette année leur entrée sur la scène politique albanaise : le mouvement socialiste pour l’intégration dirigé par le rival de Fatos Nino, Ilir Meta, qui recueillerait 10% des voix. Et le parti de Leka Zogu, fils du roi, rentré d’exil il y a cinq ans, et qui devrait avoir le soutien des électeurs du nord du pays dont il est originaire.

Mais avant tout, ces élections seront un test démocratique : les observateurs internationaux sont globalement satisfaits de la préparation du scrutin même si des menaces à l’encontre des candidats ont été signalées. L’Union européenne aura elle aussi les yeux rivés sur l’Albanie dimanche afin de décider si elle doit ou non conclure un accord d’association avec ce pays.

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