Un accord de trêve dans la bande de Gaza semble proche
14 janvier 2025
Depuis l'attentat du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023 et la guerre menée en représailles par Israël au groupe terroriste, une seule trêve a été observée. Elle avait duré une semaine, c'était au début du conflit. Depuis, les négociations menées se sont heurtées à l'intransigeance des deux camps. Voilà qui pourrait évoluer cette semaine.
Selon le Qatar, les principaux problèmes qui bloquaient un accord ont été réglés. Le pays, qui constitue l'un des principaux médiateurs avec l'Egypte et les Etats-Unis et qui accueille les négociations à Doha, mise sur la conclusion d'un accord encore cette semaine, comprenant une trêve accompagnée d'une libération d'otages israéliens retenus dans la bande de Gaza.
Une trêve en plusieurs phases
"Il y a de réels progrès ces deux derniers jours", explique un responsable du gouvernement israélien, même si le son de cloche est bien différent du côté du ministre de la Sécurité nationale, figure clé de l'extrême-droite israélienne, qui dénonce ce soir un accord "vraiment catastrophique".
L'organisation terroriste du Hamas confirme pour sa part dans un communiqué que les négociations sont dans "la phase finale".
Selon des sources palestiniennes proches du dossier et des médias israéliens, lors d'une première phase de cessez-le-feu, une trentaine d'otages retenus dans la bande de Gaza seraient libérés en échange d'un millier de prisonniers palestiniens détenus par Israël.
Le journal Times of Israel croit savoir qu'au bout de cette première phase, de nouvelles négociations débuteraient sur une deuxième phase de libérations des derniers otages.
Le quotidien Haaretz explique par ailleurs que l'armée israélienne "ne devrait pas se retirer de Gaza tant que tous les otages n'auront pas été rendus, mais elle permettra aux habitants de se déplacer entre le sud et le nord de Gaza".
L'héritage diplomatique de Joe Biden
Depuis des mois, les discussions reposent sur une proposition formulée par le président américain Joe Biden. Celui-ci a lui aussi affiché son optimisme, parlant d'un accord "sur le point d'être conclu". Un peu plus tôt, son conseiller à la sécurité nationale Jake Sullivan disait ne pas vouloir faire "de promesse ou de prédiction, mais c'est à portée de main".
Un accord pourrait signifier une dernière victoire pour l'actuel locataire de la Maison Blanche, avant de passer la main le 20 janvier à Donald Trump.
Comme le précise le New York Times, les responsables de l'administration Biden ont "fait pression pour obtenir un accord qui ferait partie de l'héritage du président sortant".
Donald Trump a quant à lui promis, selon ses termes, "l'enfer" à la région si les otages n'étaient pas libérés avant son retour au pouvoir.