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Donald Trump déroule sa vision nationaliste à l'Onu

Marco Wolter | Avec agences
22 septembre 2026

Le président américain a laissé entrevoir des accords sur l'Iran et l'Ukraine, tout en vantant la puissance économique et militaire américaine.

Donald Trump s'exprime à la tribune de l'AG de l'Onu.
Donald Trump a développé à l'Onu son argumentaire nationaliste habituel.Image : Angela Weiss/AFP

Antonio Guterres a ouvert ce mardi, pour la dernière fois, l'Assemblée générale annuelle de l'Onu. Dans son discours, le secrétaire général, dont le mandat se termine à la fin de cette année, a notamment appelé à réformer l'organisation, plus fragilisée que jamais. 

Antonio Guterres a dépeint un sombre tableau de l'état de la planète. 

Sur le plan environnemental, il a accusé les géants pétroliers d'avoir traité l'atmosphère comme "une décharge à ciel ouvert, tout en tirant profit des conséquences". 

Le Portugais a aussi remis un coup de projecteur sur le Proche-Orient et évoqué "le spectre d'un nettoyage ethnique" du fait de l'action d'Israël en Cisjordanie occupée. "Nous ne pouvons pas laisser la solution à deux États disparaître sous nos yeux", a-t-il lancé devant des dizaines de chefs d'Etat et dirigeants. 

Enfin, à la veille d'un Conseil de sécurité sur l'Intelligence artificielle (IA), il a aussi exhorté les Etats-Unis et la Chine à "coopérer", quelques jours après avoir plaidé pour une "coordination mondiale" après les mises en garde contre les dangers de l'IA émises par une série de dirigeants du secteur.

Antonio Guterres a effectué deux mandats à la tête de l'Onu et passera la main à la fin de l'année.Image : Brendan McDermid/REUTERS

Le discours d'Antonio Guterres a été suivi de celui du président brésilien Lula. Celui-ci a durement critiqué mardi l'Onu et son Conseil de sécurité, déplorant leur échec dans leur mission essentielle d'éradiquer "le fléau de la guerre". 

Les résolutions du Conseil de sécurité sont chroniquement bloquées par le droit de veto dont disposent ses cinq membres permanents. Ainsi, la Russie peut, par exemple, bloquer le Conseil sur la guerre d'agression qu'elle mène en Ukraine. 

Une nouvelle fois, Donald Trump promet des accords de paix

Mais le discours le plus attendu de ce mardi aura une nouvelle fois été celui de Donald Trump. Alors que les Etats-Unis sont le principal contributeur financier de l'Onu, le président américain est le principal pourfendeur de l'organisation qu'il accuse également d'être inefficace pour résoudre les conflits dans le monde.

Pourtant, Donald Trump est lui-même enlisé dans la guerre au Moyen-Orient que les Etats-Unis ont déclenché, avec Israël, en attaquant l'Iran.  

A la tribune, il a expliqué qu'il lui revenait de décider entre "anéantir" l'Iran ou passer un "accord" avec Téhéran. Dans son discours, Donald Trump a laissé entrevoir un accord après les élections de mi-mandat aux Etats-Unis. Depuis le début de ce conflit, le locataire de la Maison Blanche a annoncé à des dizaines de reprises être proche d'un deal avec Téhéran. 

Le milliardaire s'est aussi avéré incapable de mettre fin à la guerre en Ukraine, malgré sa promesse de pouvoir régler ce conflit en 24 heures. 

Ce mardi encore, à la tribune, Donald Trump a pourtant assuré qu'un accord entre la Russie et l'Ukraine arrivera "plus tôt qu'on le pense".

Les deux bases militaires que vont construire les Etats-Unis se situent dans le sud et l'est du Groenland.Image : Mads Claus Rasmussen/Ritzau Scanpix/picture alliance

Cuba va "tomber", super intelligence et critiques contre la CPI

Pêle-mêle, Donald Trump a expliqué que Cuba allait "tomber", sans dire comment, en déclarant que son gouvernement voulait un "changement de fond" dans l'île. Il s'est félicité d'un accord avec le Danemark sur la construction de deux bases militaires au Groenland. 

Le président américain a aussi expliqué que les Etats-Unis utiliseront désormais officiellement le terme "super intelligence" au lieu d'"intelligence artificielle" et a rejeté "toute tentative de bâtir un projet mondialiste pour contrôler l'intelligence artificielle".

Enfin, Donald Trump a appelé tous les pays membres de la Cour pénale internationale (CPI) à se retirer de cette instance, alors que l'administration Trump, en froid avec la CPI, notamment sur le dossier israélo-palestinien, a promis il y a quelques mois de démanteler l'instance "brique par brique".

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