Aide humanitaire au Pakistan
10 octobre 2005
Toutes les ressources nationales ont été mobilisées pour faire face à la catastrophe, c’est ce qu’a annoncé à la population le président Pervez Musharraf, qui a parlé de la plus importante tragédie dans l'histoire du pays. Avec une magnitude de 7,6 sur l’échelle de Richter, il s’agit en effet du séisme le plus puissant depuis un siècle au Pakistan. La communauté internationale a largement répondu à l’appel à l’aide du chef d’Etat pakistanais. Les Etats-Unis ont notamment offert des hélicoptères et une somme de 50 millions de dollars. L’Onu a envoyé plusieurs équipes d’experts et de secouristes sur place et de nombreuses organisations d’aide humanitaire sont également mobilisées. Selon Julia Spry-Leverton, porte-parole de l’Unicef à Islamabad, il s’agit en premier lieu de répondre aux besoins essentiels des survivants, en leur apportant eau, nourriture, médicaments et abris :
« Nous sommes inquiets pour les enfants, qui sont particulièrement vulnérables. Les nuits sont froides en automne et la plupart des mères et des enfants sont dehors. Ils ont tout perdu. Ils n’ont pas d’abri, pas de couvertures. C’est ce que nous leur apportons maintenant, en plus de pullovers et de bottes. »
Toutefois l’acheminement des secours est difficile dans plusieurs régions isolées et accessibles uniquement par hélicoptère. De plus, de nombreuses routes sont coupées à cause d’éboulements et de glissements de terrain. Une situation qui ralentit également la recherche de survivants dans les décombres.
Selon le ministre de l’intérieur, Artab Sherpao, c’est sans doute Muzaffarabad, dans le Cachemire pakistanais, qui a été la plus touchée : la ville a été détruite à 70% et fait état d’au moins 11 000 victimes :
« Il est difficile de croire ce qui s’est passé ici. Je pense que c’est le pire désastre que nous ayons connu, c’est une situation dramatique et inimaginable. »
Mais la ville de Muzaffarabad connaît également des problèmes sécuritaires. Les sinistrés sont livrés à eux-mêmes et les pillages se sont multipliés. Un groupe de survivants a même pris d’assaut des camions militaires qui apportaient de l’aide humanitaire.