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Allemagne : Friedrich Merz croit au "renouveau" pour 2026

31 décembre 2025

Dans son premier discours du Nouvel An, le chancelier allemand appelle à la confiance en ces temps de crise. Il laisse également entrevoir que la coalition est sur le point de prendre d'importantes décisions.

Friedrich Merz lors de son discours pour la nouvelle année
C'était le premier discours du Nouvel An de Friedrich Merz depuis son arrivée à la tête de la chancellerieImage : Kay Nietfeld/REUTERS

Malgré les nombreuses tensions à travers le globe, le chancelier fédéral Friedrich Merz appelle à la confiance et mise sur des décisions importantes en matière de réformes pour la nouvelle année.

Ainsi, 2026 pourrait être "un moment de renouveau", a déclaré le président de la CDU(parti conservateur, ndlr) dans son premier discours du Nouvel An en tant que chef du gouvernement. "Pour ce faire, nous devons avoir confiance en nous-mêmes, en notre courage et en notre dynamisme", a-t-il déclaré, tout en ajoutant qu'il ne fallait écouter "ni les alarmistes ni les pessimistes."

Concernant la guerre en Ukraine, les menaces de la Russie et les relations difficiles avec lesÉtats-Unis, le chancelier a souligné que s'il était conscient que beaucoup s'inquiétaient pour la paix dans un monde incertain, il était certain de vivre "dans un pays sûr", car l'Allemagne "veille à sa sécurité". Pour que les choses restent ainsi, il faut donc améliorer la capacité de dissuasion.

Friedrich Merz et Donald Trump ont beaucoup échangé au cours de l'année 2025Image : Evan Vucci/AFP

"Une guerre qui n'est pas si lointaine"

Selon Friedrich Merz, la mission du gouvernement de coalition "noire-rouge"(CDU-SPD, ndlr) est "le renouvellement des fondements de [notre] liberté, de [notre[ sécurité et de [notre] prospérité pour les années et peut-être les décennies à venir". Chose possible que si l'Europe garantit la paix dans la liberté. Problème : la Russie poursuit sa guerre contre l'Ukraine avec la même dureté qu'au début du conflit, en février 2022, et beaucoup de gens dans ces territoires se retrouvent à nouveau "sans électricité, sous les tirs de roquettes, dans la peur pour leurs amis et leurs familles" à l'occasion de la nouvelle année.

"Ce n'est pas une guerre lointaine qui ne nous concerne pas. Car nous voyons de plus en plus clairement que l'attaque de la Russie faisait et fait toujours partie d'un plan qui vise toute l'Europe. Chaque jour, l'Allemagne est également victime de sabotages, d'espionnage et de cyberattaques", a également affirmé le chancelier allemand. Dans le même temps, le partenariat avec les États-Unis, qui ont longtemps été le garant le plus fiable de la sécurité, est en train de changer. "Pour nous, Européens, cela signifie que nous devons défendre et affirmer nos intérêts encore plus fermement par nos propres moyens", a assuré Friedrich Merz.

L'Allemagne fait partie de la coalition des volontaires, au même titre de la France et le Royaume-UniImage : Adrian Dennis/Pool/AFP/Getty Images

Un "nouvel équilibre" dans les systèmes sociaux

Pour ce qui est de la politique intérieure, Merz a surtout évoqué les impulsions données à l'économie et les réformes sociales. Un "retard accumulé en matière de réformes" paralyserait le potentiel des entreprises allemandes, y compris au niveau des exportations. Avec le vieillissement de la société et le départ à la retraite des générations les plus nombreuses, il sera essentiel de créer en 2026 "un nouvel équilibre dans nos systèmes de sécurité sociale, qui concilie de manière équitable les préoccupations de toutes les générations."

"Nous devrons adopter des réformes fondamentales l'année prochaine afin que nos systèmes sociaux restent financièrement viables à long terme", a donc estimé le chancelier. L'assurance maladie obligatoire et l'assurance dépendance connaissent des problèmes aigus en raison de l'augmentation des coûts, qui se chiffrent en milliards d'euros. Après la résistance interne des jeunes députés de la CDU à un premier paquet de mesures sur les retraites prévoyant une garantie plus longue du niveau des pensions, une autre grande réforme des retraites devrait suivre.

Sur le plan intérieur, Friedrich Merz a encore beaucoup à faire pour convaincre l'opinion publiqueImage : Michael Kappeler/dpa/picture alliance

L'Allemagne n'est "pas le jouet des grandes puissances"

Merz a sollicité le soutien pour des projets importants. S'il a admis que beaucoup estimaient que cela n'était pas encore suffisant et que les effets n'étaient pas encore perceptible, le chancelier est néanmoins certain que "l'Allemagne récoltera les fruits des réformes, même si cela prendra un certain temps." Car d'une manière générale, Merz estime que le pays a "les moyens de relever chacun de ces défis par [ses] propres moyens. Nous ne sommes pas victimes de circonstances extérieures. Nous ne sommes pas le jouet des grandes puissances."

Pour 2026, le chancelier a formulé ses perspectives : "Cette année pourrait être celle où l'Allemagne et l'Europe renoueront avec une nouvelle force avec des décennies de paix, de liberté et de prospérité." Les processus démocratiques sont parfois difficiles et controversés. "Mais c'est la seule façon d'obtenir des résultats qui soient soutenus par une large majorité de notre pays", a-t-il assuré.

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