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La France commémore les 10 ans des attentats du 13 novembre

Avec agences | Marco Wolter
13 novembre 2025

Les attentats djihadistes du 13 novembre 2015 avaient fait 132 morts et plus de 350 blessés à Paris et dans sa banlieue.

Une femme place un bouge place de la République.
"Célébrons évidemment nos morts mais aussi la force de notre République et de notre culture: les terroristes n'ont pas gagné ce soir-là", a insisté sur la chaîne RMC Arthur Dénouveaux, président de l'association de victimes Life for Paris.Image : Dimitar Dilkoff/AFP/Getty Images

En France, quasiment chacun sait où il se trouvait et ce qu'il faisait le soir du 13 novembre 2015. Aujourd'hui, le pays se souvient avec effroi de cette soirée d'automne.

Il est environ 21h20 lorsque trois kamikazes se font exploser près du Stade de France à Saint-Denis, dans la banlieue nord de Paris, alors que l'équipe de France de football affronte l'Allemagne en match amical. Un chauffeur de car est tué.

Hasard du calendrier, ce jeudi, dix ans après, les Bleus jouent à Paris contre l'Ukraine. Cette fois au Parc des Princes, le stade du Paris Saint-Germain. Une date mal venue pour certains, alors que pour d'autres, c'est une fois de plus une façon de montrer que le terrorisme n'aura pas raison de la vie.

Comme l'ont fait tant de personnes en retournant sur les terrasses des bars et restaurants endeuillés par un second commando.

Le "commando des terrasses" mitraille des établissements situés dans des quartiers animés de la capitale : Le Petit-Cambodge, Le Carillon, La Bonne Bière, Le Comptoir Voltaire, La Belle Equipe. 

A 21h40, un dernier commando arrive au Bataclan, une salle de spectacle parisienne où se produit le groupe de hard-rock américain Eagles of Death Metal. Les premières victimes tombent sur le trottoir, puis les tueurs font feu dans la salle. Pendant près de trois heures, jusqu'à l'assaut des forces d'élite.

Les attaques, revendiquées par l'organisation Etat islamique (EI), feront 130 morts - dont 90 au Bataclan - et plus de 350 blessés. Deux rescapés du Bataclan se sont suicidés depuis, portant le bilan à 132 morts.

Les attaques contre les restaurants et les bars dans les 10e et 11e arrondissements dureront près de 20 minutes.Image : Kenzo Tribouillard/AFP/Getty Images

Un hommage qui retrace les événements

Ce jeudi, les cérémonies à la mémoire des victimes ont débuté vers 11h30 devant le Stade de France, en présence du président français Emmanuel Macron, avec un hommage de la fille de la première victime, Manuel Dias, le chauffeur de bus.

Il "aimait la vie", a dit dans un discours émouvant sa fille Sofia. "Nous n'oublierons jamais. On nous dit de tourner la page dix ans après, mais l'absence est immense".

Emmanuel Macron s'est ensuite rendu sur chacun des lieux des attentats.

"La France se souvient" et "la douleur demeure", a écrit le chef de l'Etat dans un bref message posté sur X.

Un Jardin en hommage aux victimes devait être inauguré en fin de journée derrière l'Hôtel-de-Ville, en plein coeur de Paris.

Enfin, dès la tombée de la nuit, la Tour Eiffel devait s'illuminer en bleu, blanc, rouge.

Cette journée d'hommage se tient sous vigilance renforcée, dans un contexte de menace terroriste "toujours élevée", a indiqué le ministre français, qui explique que six attentats ont été déjoués depuis le début de l'année.

"10 ans. La douleur demeure. En fraternité, pour les vies fauchées, les blessés, les familles et les proches, la France se souvient", a dit Emmanuel Macron.Image : Ludovic Marin/AFP/Getty Images

"Ne rien oublier"

Pour François Hollande, président français à l'époque, les cérémonies "s'adressent d'abord aux survivants et aux proches des victimes". Selon lui, "c'est le devoir que nous avons à leur égard. Ne rien oublier."

Ce 13 novembre 2025 est aussi la date choisie par l'association pour officialiser sa dissolution pour "ne pas s'enfermer" dans le statut de victime, selon le président de l'association.

Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos djihadistes, a été condamné en juin 2022 en France à la réclusion criminelle à perpétuité incompressible pour sa participation à ces attentats. Les neuf autres membres des commandos se sont fait exploser ou ont été abattus par les forces de l'ordre.

Ces attentats concluaient une année 2015 marquée par une série d'attaques djihadistes en France, dont la tuerie au sein de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo à Paris le 7 janvier qui a fait 12 morts et la prise d'otage dans le magasin juif Hyper Cacher, également à Paris, le 9 janvier, qui fera 4 morts.

Un Musée-mémorial du terrorisme doit ouvrir fin 2029 ou début 2030 à Paris et consacrera une part importante de sa collection au 13-Novembre avec près de 500 objets liés aux attentats, pour la plupart issus de dons de victimes et de familles endeuillées.

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