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L'ayatollah Ali Khamenei tué, colère de l'Iran

1 mars 2026

L'Iran a confirmé la mort de son guide Ali Khamenei dans l'opération militaire conduite par Israël et les Etats-Unis. Teheran annonce un "châtiment sévère".

Photo de l'ayatollah Ali Khamenei, la main gauche levée en signe de salutation lors d'une réunion avec le personnel de justice (Archives : Teheran, 16.07.2025)
A l'annonce de sa mort, des milliers de personnes sont sorties pour rendre hommage à Ali Khamenei dans le centre de Teheran. Ailleurs, dans la diaspora, des scènes de joie ont éclaté Image : Office of the Iranian Supreme Leader/AP/picture alliance

Une transition s'est ouverte en Iran après la mort confirmée du guide suprême Ali Khamenei, 86 ans. Des heures avant cette confirmation, le président des Etats-Unis Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avaient fait état de la mort du guide iranien. Les deux dirigeants ont lancé une opération coordonnée que Washington a dénommée "Epic Fury".

La transition est assurée par le président Massoud Pezeshkian et deux autres hauts responsables. L'annonce a été faite tôt ce dimanche sur la télévision d'Etat par Mohammad Mokhber, un des conseillers du guide suprême.

La transition à trois têtes est composée, en dehors du président Massoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejeï, et d'un juriste du Conseil des gardiens de la Constitution, a déclaré Mohammad Mokhber.

Les Gardiens de la Révolution ont peu après promis un "châtiment sévère" aux "meurtriers", en mentionnant Israël et les Etats-Unis. "La plus féroce opération offensive de l'histoire des forces armées de la République islamique d'Iran va débuter d'un moment à l'autre contre les territoires occupés et les bases terroristes américaines", ont écrit les Gardiens sur Telegram.


Le régime iranien considérablement affaibli par les frappes israélo-américaines, tente de réagir. Des explosions ont retenti à Doha au Qatar, à Manama au BarheÏn et à Dubaï aux Emirats arabes unisImage : AFP/Getty Images

Israël et des intérêts des Etats-Unis dans la région pris pour cible

L'armée israélienne a fait cas de tirs de missiles iraniens vers Israël. Les sirènes ont retenti dans le centre du pays.

De fortes explosions ont été entendues ce dimanche matin en Irak, près de l'aéroport d'Erbil qui abrite les troupes de la coalition anti-djihadiste dirigée par les Etats-Unis dans la région autonome du Kurdistan irakien. Plusieurs détonations sont aussi entendues à Dubaï. 

De son côté, l'armée israélienne a annoncé avoir lancé une nouvelle série de frappes contre des sites militaires en Iran, visant des lanceurs de missiles balistiques et la défense antiaérienne de la République islamique. "L'armée israélienne a lancé une nouvelle vague de frappes visant les batteries de missiles balistiques et les systèmes de défense antiaérienne du régime terroriste iranien", a-t-elle déclaré sur Telegram. 

Reza Pahlavi, le fils du chah qui se présente comme une figure de transition, a appelé les Iraniens à "rester vigilants" pour le momentImage : Iranian Leader Press Office/Anadolu Agency/IMAGO

Qui est Ali Khamenei, le guide suprême de l'Iran tué ?

L'Iran a confirmé dès les premières heures du dimanche, la mort de son guide suprême Ali Khamenei, tué dans l'opération militaire américano-israélienne. L'ayatollah Ali Khamenei incarnait depuis des décennies la République islamique et sa confrontation idéologique avec les Etats-Unis et Israël, son ennemi juré.

Arborant le turban noir des "seyyed", les descendants du prophète Mahomet, une barbe blanche touffue et des lunettes, Ali Khamenei était le chef du système théocratique iranien. Il avait à ce titre un pouvoir quasi-absolu sur les questions religieuses, politiques et militaires. Ses portraits sont omniprésents dans les lieux publics et la question de sa succession n'avait jamais été soulevée publiquement.

En juin 1989, Ali Khamenei allait avoir 50 ans lorsqu'il a été nommé guide suprême à la suite du décès de l'ayatollah Rouhollah Khomeini, le fondateur de la République islamique. Ses fréquentes visites en treillis sur le front avaient alors largement contribué à façonner son image. Ses trois décennies en tant que guide suprême ont été marquées par une succession de crises et de contestations.


A l'annonce de sa mort, des milliers de personnes sont sorties pour rendre hommage à Ali Khamenei dans le centre de Teheran. Ailleurs, dans la diaspora, des scènes de joie ont éclaté Image : Amir Kholousi/ISNA/AFP

D'autres responsables iraniens tués 

Egalement tués, le chef des Gardiens de la Révolution, Mohammad Pakpour, et Ali Shamkhani, proche conseiller du guide et qui était à la tête du Conseil national de Défense. Mohammad Pakpour avait pris la tête des Gardiens en juin lors de la guerre des 12 jours, et Ali Shamkhani était l'un des plus hauts responsables de la sécurité en Iran.

La fille du guide Ali Khamenei, son gendre et sa petite-fille ont également été tués, selon les médias iraniens.

L'armée israélienne a également annoncé que sept hauts responsables iraniens avaient été "éliminés". 
 

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