L'Allemagne soutient les efforts de paix dans l'est de la RDC
28 octobre 2026
Du 23 au 24 octobre, la visite en République démocratique du Congo de la ministre adjointe aux Affaires étrangères Serap Güler a été marquée par une série de rencontres centrées sur la santé, l’aide humanitaire et le renforcement des relations économiques entre Kinshasa et Berlin.
Dans la capitale congolaise, la responsable allemande a notamment visité une station de dépistage d’Ebola et échangé avec des médecins et chercheurs engagés dans la lutte contre l’épidémie.
La crise humanitaire dans l’est du pays figurait également au cœur de son déplacement. Serap Güler s’est rendue à la clinique Panzi du prix Nobel de la paix Denis Mukwege, où elle a rencontré des survivantes de violences sexuelles.
Une étape symbolique dans un contexte où les combats continuent d'affecter des millions de personnes et d'alimenter les déplacements de population. Au-delà des questions humanitaires, la visite a permis d’aborder les perspectives de coopération économique entre la RDC et l'Allemagne.
Berlin réaffirme son attachement à l’intégrité territoriale de la RDC
Accompagnée de représentants d’entreprises allemandes, la ministre a rencontré des responsables congolais et des acteurs du secteur privé afin d’explorer de nouvelles opportunités de partenariat dans les domaines de l’énergie, des minerais stratégiques et de l’investissement.
Trois jours après la tournée de Serap Güler, le ministère allemand des Affaires étrangères a rappelé que l’un des objectifs du déplacement était précisément de faire progresser les efforts de paix.
Selon Berlin, la ministre a pu évoquer cette question avec les présidents Félix Tshisekedi de la RDC, Paul Kagame du Rwanda et Evariste Ndayishimiye du Burundi. L’Allemagne affirme déjà soutenir, sous différentes formes, les processus de Washington, de Doha et de l’Union africaine, et se dit prête à renforcer davantage cet engagement. Le ministère souligne également que cette question doit continuer d’être coordonnée avec les Etats-Unis et le Qatar, partenaires étroitement associés aux initiatives diplomatiques en cours.
L’Allemagne a par ailleurs réitéré son attachement à l’intégrité territoriale et à la souveraineté de la RDC.
Si Berlin reconnaît les préoccupations sécuritaires exprimées par Kigali, elle estime qu’elles ne peuvent justifier une présence militaire contraire au droit international dans l’est de la RDC.
Une issue politique et négociée pour parvenir à la stabilité
Le message porté par Serap Güler auprès des trois chefs d’Etat est resté constant : il n’existe pas de solution militaire au conflit. Seule une issue politique et négociée permettra de rétablir durablement la stabilité dans la région.
Sans se positionner comme médiatrice, l’Allemagne affirme vouloir continuer à soutenir les efforts déjà engagés et contribuer, lorsque cela est jugé utile et souhaité par les parties concernées, à la mise en œuvre des accords de paix et au rapprochement des positions. Cette démarche s’inscrit dans la volonté de Berlin de promouvoir une solution durable à l’une des crises les plus persistantes de la région des Grands Lacs.