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Bilan du congrès du SPD

Yvon Arsenijevic20 novembre 2003
Le congrès du parti social-démocrate s'est terminé hier à Bochum. Celui des partis chrétiens (CDU et CSU) se tiendra à Leipzig à la fin du mois. Quand on lit la presse allemande de ce jeudi, on a l'impression que c'est tout ce qui les différencie en ce moment et qu'on assiste sinon à l'avènement d'une grande coalition du mal-être. Yvon Arsenijevic.

« Léthargie » c'est par la léthargie, l'« indifférence » aussi, et même la « résignation » que la WESTDEUTSCHE ZEITUNG, de Düsseldorf, explique que la base du Parti Social Démocrate soit devenue une « masse imprévisible » pour son « président à 80 % », Gerhard Schröder. (« Président à 80 % », le mot est du SÄCHSISCHE ZEITUNG, à Dresde). « Le grand débat d'opinion n'a pas eu lieu » renchérit à Berlin la TAGESZEITUNG, pour qui les trois jours de Bochum ont surtout montré que ceux qui réclament depuis des mois un débat sur la politique de réformes du gouvernement sont les mêmes que ceux qui ne veulent pas le mener ! Si le parti a fini par suivre son président, comme le note La WESTDEUTSCHE ALLGEMEINE ZEITUNG, c'est sans enthousiasme - le signe, pour le journal d'Essen, que Schröder aura du mal à récupérer les Allemands déçus. Il attendait une forte brise qui le porte sain et sauf jusqu'aux rives des réformes sociales, écrit la NEUE OSNABRÜCKER ZEITUNG, et le voilà tout décoiffé, avec une équipe dirigeante malmenée dans les scrutins. « Ambiance fin de siècle », insiste la SÜDDEUTSCHE ZEITUNG de Munich. Et pour la RHEINISCHE POST de Düsseldorf, si le parti du progrès ne donne plus l'impression d'être le parti du progrès, c'est qu'il n'est plus convaincu de la justesse de son action. Alors, seule consolation pour les sociaux démocrates en ces « temps qui changent », selon le SCHWÄBISCHE ZEITUNG, de Leutkirch : la querelle de chiffonniers qui fait rage à la tête de l'Union chrétienne - à propos de quoi ? Devinez ! De l'avenir des systèmes d'assurance sociale, bien sûr. Que le social divise aussi les partis chrétiens, on le voit dans ce dessin de la SÜDDEUTSCHE ZEITUNG intitulé « troubles sociaux » et où Angela Merkel, la patronne de la CDU, tente d'arracher le « S » (comme « social ») de la CSU bavaroise d'Edmund Stoiber - qui se défend comme un beau diable, bien sûr. Sa méthode ? Écouter la rue et y aller doucement, explique le MANNHEIMER MORGEN. Angela Merkel pour sa part refuse de se laisser enfermer dans le coin « libéralisme radical » du ring, ce qui fait dire à la WESTFALENPOST de Hagen que la querelle se résume à une seule question : qui commande ? Mieux vaudrait le savoir avant la fin du mois, conclut pour sa part la OFFENBACH POST, et remettre de l'ordre dans le magasin chrétien, sinon c'est la Schröder et Cie qui va en profiter.
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