Burundi : élan de solidarité envers les réfugiés congolais
22 décembre 2025
"Nous intervenons dans la fourniture d'eau potable, de tentes et dans la préparation des repas à base de riz, de haricots et de maïs. Nous appelons toute âme charitable, selon ses moyens, à venir au secours des réfugiés en situation de détresse."
Cet appel a été lancé par Marc. Il s'est engagé bénévolement depuis les premières arrivées de réfugiés congolais au Burundi, en apportant une aide en vivres et en non-vivres.
Mais ces efforts restent largement insuffisants face à l'ampleur des besoins, comme l'explique Édouard Bizimana, le ministre burundais des Affaires étrangères, au micro de la DW.
"C'est une situation d'urgence qui nécessite une intervention immédiate. Elle survient à un moment où les budgets arrivent en fin d'exercice et où les caisses sont presque vides. Or, l'urgence n'attend pas. C'est pourquoi nous lançons un appel afin que chacun puisse apporter sa petite contribution pour soulager les souffrances de ces populations", assure-t-il.
Des besoins immenses
Après une visite sur les sites d'accueil des réfugiés, Ezéchiel Nibigira, président de la Commission de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale, a réitéré l'appel du gouvernement burundais à la solidarité régionale et internationale en faveur des réfugiés en détresse.
"J'appelle à une mobilisation immédiate, coordonnée et renforcée des ressources financières, matérielles et logistiques pour répondre à cette urgence humanitaire", a-t-il déclaré.
Les besoins des réfugiés sont immenses, notamment en matière d'abris, de nourriture, de santé et de protection.
De quelle somme a-t-on besoin pour subvenir à ces besoins primaires et pour quelle durée ? Brigitte Mukanga-Eno, représentante du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés au Burundi, apporte des précisions.
"Nous avons besoin de 33 millions de dollars pour une couverture d'au moins quatre mois, à partir de décembre jusqu'à fin mai, en espérant pouvoir réviser ce plan, car l'afflux des réfugiés se poursuit", précise-t-elle.
Au moins 85.000 personnes ont fuil'est de la République démocratique du Congo et vivent dans des conditions précaires au Burundi, selon les chiffres arrêtés au 16 décembre, après la chute d'Uvira. Le HCR élabore actuellement un plan de réponse adapté à l'augmentation continue du nombre de réfugiés.