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Coup d'envoi de la campagne électorale au Cameroun

29 septembre 2025

La présidentielle camerounaise est prévue le 12 octobre. La campagne vient d'être lancée. Avec seulement 10 candidats encore en lice.

Cameroun: panneau de l'Elecam sur la façade de l'institution, à Yaoundé (illustration)
Sur les douze candidats validés par l'Elecam, seuls dix vont effectivement se présenterImage : DW

Au Cameroun, la campagne en vue de l’élection présidentielle du 12 octobre a démarré samedi. Certains candidats sont déjà sur le terrain pour promouvoir leur programme à travers des meetings organisés un peu partout dans le pays.

Des ralliements tardifs à Bello Bouba

Au départ, ils étaient 12 candidats en lice, parmi eux, le président sortant, Paul Biya, 92 ans et au pouvoir depuis 43 ans. Ils ne sont plus que 10 maintenant, car, deux candidats ont renoncé ce week-end à leur propre campagne pour rallier celle de Bello Bouba Maïgari de l'Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP). 
Il s'agit d'Akere Muna du parti Univers et d’Ateki Caxton du Parti de l'alliance libérale (PAL). Samedi dans la ville de Buea dans le sud-ouest du Cameroun, des supporters du chef de l'Etat sortant Paul Biya, candidat à sa propre succession avec son slogan de campagne "Grandeur et espérance", ont mis en avant sa longue expérience.​ 

Cameroun : Bello Bouba Maïgari confirme sa démission

04:09

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"Mon pays, en particulier la région dont je suis originaire, le sud-ouest, est confronté à certains problèmes de sécurité, témoigne David Mafany, le maire de la ville de Buea. Nous ne voulons pas que des personnes impulsives, incapables de garder leur sang-froid, nous dirigent en tant que chef d'État à l'heure actuelle. Nous pensons que Paul Biya a les qualités requises pour nous diriger en ce moment."  

Meetings en l'absence de Paul Biya

Paul Biya s'est envolé vers la Suisse il y a une semaine, un peu avant le début de la campagne électorale. Peu de chance donc que ses électeurs le voient beaucoup sur le terrain pour des meetings…
Ses principaux opposants ont organisé des rassemblements politiques. Ce dimanche, le candidat Cabral Libii a mobilisé ses partisans dans la capitale économique, Douala.
 
La gouvernance de Paul Biya était au centre de ce rassemblement, les participants se sont dits fatigués par les longues décennies au pouvoir de Paul Biya.

"Le régime actuel ne peut plus fonctionner, car à l'observation, on voit qu'on a besoin de changement, estime ce Camerounais au micro de l'agence Reuters. Un grand-père, il a déjà presque 100 ans. Maintenant, si on veut remplacer le grand-père qui a presque 100 ans, et qu'on prend un père qui a 79 ans, ça ne peut pas marcher. Nous avons besoin de jeunesse pour que cela fonctionne. Nous avons vraiment besoin de jeunesse. Aujourd'hui, quand on regarde le niveau du régime actuel, les enfants les plus intelligents ne vont pas à l'école. Nous avons besoin de changement."

Cette supportrice de Cabral Libii a choisi son candidat parce que, dit-elle, "il a un projet social qui me convient. Et puis, après 43 ans, nous sommes un peu fatigués. Je viens du nord du Makonbe. Nous sommes fatigués de voir les mêmes choses tous les jours. Nous avons donc besoin de changement."

"Candidature consensuelle" ?

L’ancien ministre Issa Tchiroma Bakary , le candidat  du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC) a, lui, reçu le soutien d'un des vice-présidents du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) en la personne d'Emmanuel Simh. Ce, en dépit de la position officielle du parti qui a décidé, à la suite de la prise de position de Maurice Kamto, son ancien président, de ne donner aucune consigne de vote.

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