1. Aller au contenu
  2. Aller au menu principal
  3. Voir les autres sites DW

Cameroun : des enfants atteints de cancer continuent l'école

8 septembre 2026

À Yaoundé, l'ONG Mori's child permet à des enfants malade de reprendre les cours et de garder le lien avec la vie scolaire.

Des infirmières travaillent dans un hôpital en Afrique (photo d'illustration)
L'ONG travaille étroitement avec le personnel soignant afin que les élèves malades ne se fatiguent pas trop. Ici, les cours sont adaptés à l'état de santé des enfants.Image : Ute Grabowsky/photothek/picture alliance

Au Cameroun, la rentrée scolaire a eu lieu ce lundi 7 septembre 2026.  Pour les enfants atteints de cancer, cette rentrée ne se passe pas toujours dans une salle de classe ordinaire.

Entre traitements et séjours à l'hôpital, ils doivent aussi se battre pour ne pas décrocher de l'école.

Astrid a 6 ans et Maximilien en a 17. Cahiers, stylos et cartables ont été préparés par des donateurs. Mais pour ces enfants, cette rentrée a une saveur particulière. Leur quotidien est marqué par la maladie, les traitements et parfois de longs séjours à l'hôpital.

Maximilien est en classe de terminale. Malgré le cancer contre lequel il se bat, il reste déterminé à poursuivre ses études et à regarder vers l'avenir. "Apprendre que je souffre d'un cancer n'a pas été facile pour moi. Mais avec le temps, j'ai accepté et je me suis dit : je vais guérir. Mon objectif cette année, c'est de me donner à fond pour avoir mon baccalauréat D avec mention", explique-t-il au micro de la DW. 

Une ONG au service de ses enfants

Maximilien a été diagnostiqué à l'âge de 7 ans. Depuis, il est accompagné par Mori's Child, une ONG créée en 2021, qui aide les enfants atteints de cancer à poursuivre leur scolarité.

Pour Ruth Grâce Ngo Nyobe, responsable de l'organisation, l'école est aussi un moyen de préserver leur place dans la société."Aucun enfant ne devrait succomber au cancer suite à l'ignorance, suite à l'errance thérapeutique ou encore à l'indigence financière", affirme-t-elle. "Il est important que le back to school de la happy class ait lieu le jour de la rentrée officielle, pour préserver l'inclusion.

Cancer et épilepsie chez l'enfant : ce qu'il faut savoir

This browser does not support the audio element.

La Happy Class est déjà présente à Yaoundé, au sein de la Fondation Chantal Biya, ainsi qu'à l'hôpital de Bingo, près de Bamenda, dans la région du Nord-Ouest. Un concept original où l'école se déplace à l'hôpital pour permettre aux enfants malades de poursuivre leur scolarité.

Ici, les cours sont adaptés à l'état de santé des enfants. Les traitements peuvent provoquer de la fatigue et entraîner des absences répétées. Pour éviter que le retard scolaire ne s'accumule, les enseignants adaptent le rythme.

"Nous faisons ce que nous pouvons à notre niveau pour apporter de la scolarisation, mais aussi de l'accompagnement psychologique, ludique pour que l'enfant ne se sente pas coupé du monde, qu'il ne se sente pas différent… On a maximum quatre heures de cours par jour, deux heures pour chaque matière. Les cours ne commencent pas avant 10h parce qu'avant cette heure, ils sont en soins", détaille Simon Cardin Neyeng, coordonnateur de la Happy Class. 

Des parents qui se sentent épaulés

Pour les parents, cet accompagnement est un véritable soulagement. Car au-delà de la maladie, il y a aussi la peur de voir son enfant perdre une partie de sa scolarité, mais aussi ses repères.

Depuis 2024, Mori's Child a permis à 53 enfants de poursuivre leur scolarité. Quatre d'entre eux ont déjà obtenu leur diplôme.

Des chiffres encore modestes, mais qui racontent surtout une chose : malgré le cancer, ces enfants continuent d'apprendre, de rêver et de préparer leur avenir.

Elisabeth Asen Correspondante au Cameroun pour le programme francophone de la Deutsche Welle
Passer la section A la une

A la une

Passer la section Plus d'article de DW