Dans un bureau de vote du Lycée Technique d’Akwa à Douala, des interrogations sur la validité des bulletins ont semé le doute. Un représentant d’ELECAM a précisé que plusieurs bulletins identiques dans une enveloppe comptent pour une seule voix, tandis que des bulletins différents rendent le vote nul.
Malgré ces confusions, la journée électorale s’est déroulée dans le calme au Cameroun. Le dépouillement, étape cruciale, est suivi de près par l’opposition qui appelle à la vigilance contre toute fraude.
Les jeunes espèrent un nouveau départ
La jeunesse camerounaise, nombreuse dans les 361 654 bureaux de vote, a exprimé son désir de changement. Étudiants, commerçants, techniciens et citoyens ordinaires ont partagé leur espoir d’un nouveau départ après 43 ans de règne de Paul Biya.
Pour beaucoup, il est temps de passer le flambeau à une nouvelle génération capable de porter le pays vers l’émergence.
La campagne électorale, intense, a vu 12 candidats se présenter, dont trois se sont ralliés à d’autres, laissant neuf en lice. Tous figuraient néanmoins sur les bulletins.
L’analyste politique Louison Essomba souligne la prise de conscience de la jeunesse, désormais déterminée à participer activement au processus démocratique : « Si vous ne faites pas la politique, elle vous fera », rappelle-t-il.
Dimanche 12 octobre 2025, 8 010 464 électeurs étaient appelés à choisir entre la continuité ou un nouveau visage à la tête de l’État. Le Conseil constitutionnel a jusqu’au 26 octobre pour proclamer les résultats.
