Le déploiement du vaccin contre le paludisme s'avère prometteur alors que l'Afrique renforce sa protection.
Mére ougandaise d'une petite fille, Agena Rose Gloria, explique à la DW que "c'est la troisième dose qu’on lui administre. Et depuis, elle n'a plus eu le palu ou de signe qui s'en rapproche".
L'Ouganda enregistre une progression constante de la couverture vaccinale chez les enfants de moins de cinq ans, un an après le lancement de la campagne de vaccination contre le paludisme en avril 2025.
Les établissements sanitaires signalent une baisse du nombre d'hospitalisations et de décès liés au paludisme. Même si la maladie reste l'une des principales causes de mortalité chez les jeunes enfants à l'échelle nationale.
A l'hôpital régional de référence de Gulu, dans le nord de l'Ouganda, les soignants reçoivent régulièrement des conseils sur la sécurité du vaccin. Objectif : apaiser les craintes et renforcer la confiance dans le programme.
Lutte contre la désinformation
Malgré cette tendance encourageante, le paludisme reste une menace majeure pour la santé publique. Plus de 90 % des Ougandais sont à risque, en particulier les jeunes enfants et les femmes enceintes.
Les équipes de santé communautaires continuent de jouer un rôle essentiel, en luttant contre la désinformation et en encourageant les familles à faire vacciner leurs enfants.
"Certains affirment que ce vaccin rendra leurs enfants stériles ; d'autres prétendent qu'il s'agit d'un programme du gouvernement visant à réduire la population", relève Christine Ayo, membre d'une équipe sanitaire villageoise.
Les progrès réalisés en Ouganda sont à l’image d’efforts similaires dans d’autres pays africains.
Adhésion au vaccin contre le paludisme
Au Kenya, des études montrent que l'adhésion au vaccin contre le paludisme reste élevée parmi les personnes s'occupant d'enfants, en particulier dans les régions à haut risque.
Le Cameroun connaît des difficultés dans le déploiement du vaccin. Mais les premières données indiquent une baisse de 17 % des consultations toutes causes confondues chez les enfants de moins de cinq ans.
Dix-sept pays africains, représentant environ 70 % des cas de paludisme dans le monde, participent désormais au programme de vaccination contre le paludisme mené par l'OMS.
L'Organisation mondiale de la Santé estime que la demande en vaccins contre le paludisme en Afrique pourrait atteindre jusqu'à 100 millions de doses par an d'ici 2030, alors que les pays s'efforcent de renforcer la protection contre l'une des maladies les plus mortelles du continent.
