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CAN 2025 : les enseignements du premier tour

1 janvier 2026

La phase de poules de la CAN 2025 a vu les favoris comme le Maroc, le Sénégal ou la Côte d'Ivoire être au rendez-vous, le Cameroun se relancer ou encore le Gabon s'écrouler.

La joie des joueurs marocains après le but contre la Zambie lors du troisième match de poule.
Pays hôte, le Maroc a tenu son rang en se qualifiant pour le prochain tour sans briller mais sans encombres.Image : Themba Hadebe/AP Photo/picture alliance

Le Maroc en mode diesel 

Le favori de la compétitiona mis du temps à rentrer dans son tournoi. Après un premier match maîtrisé face aux Comores (2-0) mais pas vraiment emballant, les Lions de l’Atlas ont buté face à une équipe du Mali très solide (1-1).

Il a donc fallu attendre le troisième match, face à une assez faible équipe de Zambie, pour voir un Maroc conquérant et libéré (3-0). L’entrée d’Achraf Hakimi, blessé lors des deux premiers matchs, a probablement joué sur le moral de l’équipe. Reste qu’il est difficile de se faire une idée quant au réel niveau de jeu de cette équipe marocaine qui n’a pas encore rencontré de cadors. 

La déroute du Gabon

La CAN réserve habituellement son lot de surprises, et ce dès les premiers matchs. Mais cette année, les grosses écuries ne se sont pas fait surprendre. Sénégal, Côte d’Ivoire, Nigéria ou encore Algérie, les équipes phares du continent ont tenu leur rang.

Du côté des outsiders comme la RDC ou l’Afrique du Sud, aucun problème non plus.

Dans le groupe D, le plus relevé, le Sénégal et la RDC ont fait forte impressionImage : Didier Lefa Studio/IMAGO

La seule véritable déception : le Gabon. Les Panthères avançaient d’un pas assuré vers cette CAN, fort d’un superbe bilan en 2025 avec un seul match perdu au compteur. Mais la compétition a tourné au cauchemar avec zéro point au compteur et une défaite 3-2 face au Mozambique qui a fait beaucoup de mal au groupe.

Cette débâcle gabonaise s’est d'ailleurs transformée en affaire d’état. Le gouvernement a décidé de dissoudre le staff de Thierry Mouyouma, d’écarter certains cadres dont Pierre-Emerick Aubameyang et de suspendre l’équipe nationale "jusqu’à nouvel ordre".

Un Cameroun retrouvé 

Après une année 2025 cauchemardesque ponctuée notamment d’une non-qualification pour la prochaine Coupe du monde et d’un conflit interminable entre Samuel Eto’o et le ministère des Sports, le football camerounais retrouve des couleurs. Sous la houlette de David Pagou, un proche du président de la Fécafoot, les Lions Indomptables ont recommencé à rugir, pour le plus grand plaisir de leurs fans qui se sont mobilisés en masse au pays

Dans le choc qui les opposait à la Côte d’Ivoire, les Camerounais ont notamment tenu tête aux Éléphants, champions d'Afrique en titre.

La rencontre entre le Cameroun et la Côte d'Ivoire a prouvé que les Lions Indomptables pouvaient encore faire jeu égal avec les cadors du continentImage : Khaled Desouki/AFP

Sans André Onana ou encore Vincent Aboubakar, écartés par la Fécafoot, les Lions Indomptables s’en sortent finalement très bien pour le moment. En 2017, le Cameroun s’était imposé en étant loin d’être favori, un scénario qui pourrait se reproduire. 

La RDC peut faire tomber l’Algérie 

Aux portes du Mondial pour la première fois depuis 1974, les Léopards ont abordé cette CAN avec des ambitions affichées. Sous la houlette de Sébastien Desabre, et avec à sa tête un Chancel Mbemba surmotivé, la RDC s'est imposée en 2025 comme l'une des meilleures équipes du continent. Et lors de ce premier tour, dans un groupe D pourtant très difficile, les Congolais n’ont pas flanché, faisant jeu égal avec le Sénégal.

Les Congolais ne terminent deuxièmes de cette poule de la mort qu’à la différence de buts. En 1/8es de finale, la RDC va devoir affronter un des favoris pour le titre : l’Algérie. Mais les Léopards aiment se frotter aux gros et la position d’outsider leur convient très bien, comme l'a prouvé leur parcours lors des barrages continentaux pour le Mondial 2026 où ils ont battu le Cameroun et surtout le Nigéria. 

L’ambiance pas vraiment au rendez-vous 

Vendu par le comité d’organisation et la CAF comme la meilleure CAN de l’histoire avant même le début de la compétition, cette édition marocaine n’emballe pas vraiment les gens sur place.

Le manque d’ambiance a été pointée du doigt à plusieurs reprises notamment par le sélectionneur de l’Afrique du Sud, Hugo Broos. "Ce n'est pas comparable aux Coupes d'Afrique des Nations au Gabon ou en Côte d'Ivoire (en 2024) Là-bas, on avait vraiment l'impression d'être dans un tournoi. Quand on prenait le bus pour aller à l'entraînement, les gens agitaient des drapeaux et nous saluaient. Ici, il n'y a rien", a-t-il affirmé à la presse.

Seuls les matchs du Maroc ont été disputés à guichets fermés depuis le début du tournoiImage : Abu Adem Muhammed/Anadolu/picture alliance

Alors que le Maroc avait annoncé la vente d’un million de billets, de nombreux matchs n’ont pas attiré les foules. Le climat extrêmement maussade du côté de Rabat, ville qui abrite la majorité des matchs, y est peut-être pour quelque chose.