1. Aller au contenu
  2. Aller au menu principal
  3. Voir les autres sites DW

COP17 : accélérer la protection de la biodiversité mondiale

Ali Farhat avec agences
19 octobre 2026

En Arménie, près de 200 pays tentent de combler leur retard dans la protection de la biodiversité et le financement des objectifs fixés.

Cérémonie d'ouverture de la COP17 à Erevan, en Arménie
La COP17 est la 17e édition de la Conférence des Parties sur la biodiversité. La précédente avait eu lieu à Cali (Colombie) en 2024.Image : Chen Junfeng/Xinhua/picture alliance

Quatre ans après un engagement ambitieux à avancer sur 23 points clés d'ici la fin de la décennie, la COP17, qui doit attirer jusqu'à 15.000 participants selon les organisateurs, fait figure de point d'étape afin de dresser un premier bilan, qui s'annonce terne.

"Nous devons admettre en toute honnêteté que, collectivement, nous ne sommes pas encore sur la bonne voie", a reconnu vendredi dernier (16.10.2026) le Premier ministre arménien Nikol Pachinian, à l'occasion d'un sommet des chefs d'États et de gouvernements, au cours duquel les dirigeants de premier plan ont surtout été ceux de pays voisins.

Car selon un premier bilan de ce cadre mondial appelé "Kunming-Montréal" décidé en 2022 à la COP15 de Montréal, équivalent à l'accord de Paris pour le climat, et dévoilé jeudi dernier (15.10.2026), quasiment l'ensemble des objectifs est en retard.

Les énergies fossiles toujours autant subventionnées

Parmi ces cibles figurent la protection des aires terrestres et maritimes, la baisse des subventions pour les activités néfastes à la nature, ainsi que la protection des populations autochtones, en plus d'objectifs financiers.

"Il nous faut davantage d'actions, plus de rapidité et plus de volonté", a exhorté vendredi dernier le patron de l'ONU António Guterres, présent à Erevan, qui avait déjà la veille regretté que "la guerre contre la nature" continue.

Particulièrement en retard sur les objectifs figurent les subventions aux énergies néfastes pour la planète, dont les énergies fossiles, évaluées à 2.600 milliards de dollars par an.

"Subventionner les énergies fossiles revient à subventionner le suicide", a fustigé le secrétaire général de l'ONU au sujet de ces subventions, supposées diminuer d'au moins 500 milliards par an d'ici 2030, en vertu de l'accord international.

Le chef de l'ONU António Guterres a rappelé une fois de plus le danger des énergies fossiles pour la planète.Image : Vahram Baghdasaryan/PHOTOLURE/AP Photo/dpa/picture alliance

Un énorme déficit de financement mondial

Également dans le rouge, les engagements financiers, en particulier les objectifs d'aide des pays riches vers les pays en développement. Ce sujet devrait occuper un rôle central lors du sommet qui précède de trois semaines la COP31 sur le climat, en Turquie.

"Il subsiste un énorme déficit de financement mondial en matière de biodiversité", a relevé vendredi le ministre chinois de l'Environnement Huang Runqiu présent à Erevan, tandis que les États développés, Union européenne en tête, tentent de faire participer davantage Pékin et les grands pays émergents aux efforts.

Mais ces déficits surviennent à l'heure où les États font face à des difficultés budgétaires très importantes, illustrées par la forte diminution de l'aide publique au développement ces trois dernières années. Au même moment, le multilatéralisme connaît une crise profonde depuis le retour à la Maison Blanche de Donald Trump.

"Le monde n'a pas besoin d'une nouvelle vision. Ce dont il a besoin, c'est d'actions concrètes", a exhorté vendredi le président du WWF International, Adil Najam, également présent en Arménie.

Passer la section A la une

A la une

Passer la section Plus d'article de DW