1. Aller au contenu
  2. Aller au menu principal
  3. Voir les autres sites DW

Le tambour sacré Djidji Ayôkwè de retour en Côte d’Ivoire

02:34

This browser does not support the video element.

13 mars 2026

Emporté durant la période coloniale, cet objet sacré du patrimoine culturel national est arrivé enfin ce vendredi 13 mars 2026 sur sa terre d’origine, ravivant mémoire, identité et fierté collective.

Le Djidji Ayôkwè, tambour parleur sacré du peuple atchan, est revenu ce vendredi 13 mars 2026 sur la terre ivoirienne après plus de 110 ans hors du pays. Accueilli en grande pompe à l’aéroport d’Abidjan, l’objet symbolique avait été saisi en 1916 par l’administration coloniale française avant d’être conservé dans plusieurs musées, notamment au Musée du quai Branly – Jacques Chirac à Paris.

Un symbole d’identité et de transmission pour les Atchan

Dans la tradition Achan, le tambour servait à transmettre des messages codés d’un village à l’autre, parfois sur plus de vingt kilomètres. Véritable instrument de communication communautaire, il mobilisait, alertait ou annonçait les grands événements de la vie collective.

Pour Abossou Guy Georges Mobio, chef du village Adjamé‑Bingerville, ce retour porte une dimension spirituelle forte :

« C’est un soulagement… Aujourd’hui, avec le retour du Djidji Ayôkwè, nous sommes en connexion parfaite avec l’instrument et avec nos aïeux… C’est une reconnaissance qui nous réjouit et nous interpelle quant à la sauvegarde de nos cultures. »

Une restitution qui répare une histoire effacée

Restitué officiellement par la France en juillet 2025, le tambour retrouve aujourd’hui son territoire d’origine. Pour Dr. Sylvie Memel Kassy, ancienne directrice du musée d’Abidjan, cette arrivée ouvre une nouvelle page :

« C’est l’aboutissement d’un processus… plus de 110 ans d’histoire effacée qui revient, et nous allons bientôt la raconter dans son intégralité. »

La ministre ivoirienne de la Culture, Françoise Remarck, a précisé que le tambour sera d’abord placé dans un espace sécurisé pour son acclimatation, conformément aux accords entre le Musée du quai Branly et le Musée des Civilisations de Côte d’Ivoire.

Il sera ensuite exposé à Abidjan, afin d’être accessible au public.

Passer la section A la une

A la une

Passer la section Plus d'article de DW