Défaite du SPD et nouvelles élections législatives
22 mai 2005Bouleversement du paysage politique allemand : « Ca n’était pas le jour du Gerhard Schröder. C’était le jour de l’Angela Merkel », comme écrit la Thuringer Allgemeine Zeitung. 37,5% pour les sociaux-démocrates, en chute de 5 points, contre 45% pour les chrétiens-démocrates, qui gagnent 8 points depuis le dernier scrutin régional d’après les premières estimations: c’est un revers historique, « une défaite amère » pour le SPD qui vient de perdre son dernier bastion, dans lequel il gouvernait depuis 39 ans. Le chancelier, Gerhard Schröder, ainsi que le chef du parti social-démocrate, Franz Müntefering, viennent d’annoncer la probable tenue d’élections législatives, nationales, anticipées à l’automne. Franz Müntefering :
« Le chancelier et moi entendons proposer aux instances dirigeantes du parti de chercher la bonne décision, et d’organiser cet automne de nouvelles élections législatives. »
Les dirigeants du parti se réuniront à l’automne pour en discuter. C’est au Bundestag de décider en dernier ressort de l’organisation d’un tel scrutin. Les prochaines élections législatives devaient avoir lieu à l’automne 2006.
Pour Jürgen Rüttgers, le candidat de la CDU, ce dimanche est une « journée magnifique ». Il a également déclaré qu’il se sentait chargé d’une mission par les électeurs, celle de ramener la sécurité dans la région. La tête de file de la CDU, Angela Merkel, se félicite également de cette victoire :
« Les électeurs ont donné à l’Union chrétienne-démocrate un résultat sensationnel. Et cela signifie qu’ils espèrent en nous, en leur futur ministre-président, Jürgen Rüttgers, parce que les problèmes sont considérables, et qu’ils souhaitent enfin une politique qui fait baisser le chômage. »
Les Verts, partenaires de coalition du SPD, ont recueilli 6% des suffrages, tout comme les libéraux du FDP qui devraient s’allier avec la CDU et ainsi lui assurer la majorité absolue au parlement régional. Les autres partis, dont l’extrême-droite et l’extrême-gauche réunissent à eux tous 2% des suffrages. Ils ne pourront donc pas siéger au parlement régional.
A l’annonce de la défaite du SPD, le président de la fédération syndicale DGB a appelé à un « changement dans la politique de l’emploi ».