1. Aller au contenu
  2. Aller au menu principal
  3. Voir les autres sites DW
PolitiqueIsraël

Itamar Ben Gvir choque avec de nouvelles déclarations

Marco Wolter | Avec agences | Avec ARD
18 août 2026

Le ministre israélien d'extrême-droite appelle à tuer "30 à 40" Palerstiniens chaque nuit dans la bande de Gaza.

Itamar Ben Gvir entouré de policiers lors d'une visite dans la vieille-ville de Jérusalem.
Itamar Ben Gvir veut poursuivre la guerre dans la bande de Gaza.Image : Toshiyuki Fukushima/AP Photo/picture alliance

Il est un habitué des déclarations choquantes. "Je pense que des éliminations ciblées devraient être menées chaque nuit à Gaza. Eliminez-en 30 ou 40", a expliqué, dans un podcast, le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, en précisant qu'il ne faut pas uniquement viser les personnes représentant un danger. 

Selon lui, "il y a là-bas des gens qui ne méritent pas de vivre. Ils ne devraient pas être en vie. Ce ne sont même pas des êtres humains”. 

En Allemagne, les réactions sont unanimes et les critiques viennent de l'ensemble de l'échiquier politique.  

 L'Union des partis conservateurs CDU/CSU et les sociaux-démocrates du SPD, qui forment ensemble la coalition au pouvoir en Allemagne, appellent l'Union européenne (UE) à prendre des sanctions contre Itamar Ben Gvir. 

Les élections législatives doivent se tenir en octobre prochain pour désigner les 120 députés de la Knesset, le Parlement israélien.Image : Christophe Gateau/dpa/picture alliance

Le porte-parole des conservateurs pour les Affaires étrangères au Parlement, Jürgen Hardt, a qualifié ses propos d'inhumains, dans une interview à la radio publique Deutschlandfunk

Les critiques viennent aussi du parti d'extrême droite AfD, ainsi que des Verts et de la gauche radicale. Die Linke exhorte ainsi le gouvernement allemand à cesser ses livraisons d'armes à l'armée israélienne. 

Les prochaines élections législatives en ligne de mire

Itamar Ben Gvir avait déjà provoqué un tollé bien au-delà des frontières d'Israël, au mois de mai, lorsqu'il avait publié une vidéo sur les réseaux sociaux montrant des dizaines de militants d'une flottille pour Gaza arrêtés par la marine israélienne. 

Dans la vidéo, Itamar Ben Gvir célébrait ce moment en souhaitait la bienvenue en Israël aux activistes agenouillés les uns à côté des autres, les visages collés au sol et les mains liées, sur le pont d'un bateau.  

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait alors jugé ces images "pas conformes avec les valeurs d'Israël".  

Reste que Benjamin Netanyahu risque de devoir compter sur le soutien de l'extrême droite pour espérer se maintenir au pouvoir lors des élections législatives du 27 octobre prochain. 

Il s'agit des premières élections depuis l'attaque de l'organisation terroriste du Hamas sur le sol israélien, le 7 octobre 2023, la plus meurtrière qu'a connue le pays. 

Et dans ce contexte, Itamar Ben Gvir, qui dirige le parti ultranationaliste Otzma Yehudit ("Force juive”) est un allié de Benjamin Netanyahu. Actuellement, sans les députés de son parti, la coalition gouvernementale perdrait immédiatement sa majorité parlementaire à la Knesset, le Parlement israélien. 

Bezalel Smotrich, l'autre ministre aux déclarations incendiaires

De même, le Likoud du chef du gouvernement s'est allié au parti d'extrême droite Hatzionout Hadatit ("Sionisme religieux"), de l'actuel ministre des Finances Bezalel Smotrich. Ce dernier, qui dirige par ailleurs l'organe en charge des décisions administratives en matière de colonisation en Cisjordanie occupée, est également un habitué des déclarations incendiaires. 

Bezalel Smotrich, lui-même un colon, est un partisan de la colonisation de la Cisjordanie occupée.Image : Debbie Hill/UPI Photo/Newscom/picture alliance

Parmi ses sorties, Bezalel Smotrich avait estimé, en 2024, qu'il "serait justifié et moral de laisser mourir de faim deux millions de Palestiniens à Gaza pour libérer des otages” israéliens, à ce moment encore aux mains du Hamas. Le Haut-Commissaire de l'Onu s'était dit "choqué et consterné”. 

Ce mardi, un porte-parole de la Commission a rappelé "qu'une proposition est actuellement examinée au Conseil [de l'UE] visant à inscrire Itamar Ben-Gvir sur la liste des personnes visées par les sanctions, dans le cadre du régime mondial de sanctions en matière de droits de l'Homme".

Passer la section A la une

A la une

Passer la section Plus d'article de DW