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Des attaques des ADF privent des élèves de cours en RDC

24 mars 2026

Plus de 5 000 élèves ne vont plus à l'école dans la région d'Epulu et Badengaido, en RDC, en raison des attaques des rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées, les ADF.

Des enfants dont les parents ont été victimes des ADF en train d'être pris en charge
Des enfants dont les parents ont été victimes des ADF en train d'être pris en chargeImage : Pascal Muhindo Mapenzi/DW

"Nous étions en cours et soudain, les gens fuyaient l'arrivée ​des ADF à Mutchatcha"

Rebecca Alie, 12 ans, est une élève congolaise de l'école primaire Bombo de Badengaido qui a fui à Mambasa. Son unique souhait est de reprendre le chemin de l'école.​ Elle témoigne.

"On ne veut pas abandonner les études. Nous étions pendant la période des examens et on ne sait pas comment ça va finir pour nous. Nous plaidons de toutes nos forces, car nous voulons finir l'année​" témoigne-t-elle.

Examens préliminaires pour l'Examen d'État dans les territoires occupés par le M23Image : Zanem Nety Zaidi/DW

Fermeture des écoles

Rebecca fait partie des élèves qui ont fui la région de Badengaido et Epulu. D'après Samuel Kimakima Amsini, responsable scolaire de la zone, près de 20 écoles ont fermé leurs portes, laissant plus de 5 000 enfants sans scolarité.

Il explique que "les enseignants et les élèves ont été contraints de se déplacer. Nous avons besoin d'encadrer ces enfants.

L'éducation demeure un droit fondamental pour chaque enfant, même en période de crise​".

Depuis le 11 mars dernier, les rebelles ADF ont lancé une attaque dans la zone minière de Kimia Mining, avant d'étendre les opérations jusqu'à Babusua, dans la réserve de faune Okapi. 

Le reportage à Bunia de notre correspondant Marcus Loika

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Des sources de la société civileavancent un bilan de près de 50 morts et plusieurs villages incendiés."Nous avons passé trois jours avec les ADF. Ils ont tué et emporté beaucoup de gens. Ils nous ont libérés et nous avons fui jusqu'ici. Ils utilisent des drones pour contrôler tous les mouvements militaires, pilotés par deux blancs, et ils procèdent avec des armes sophistiquées" affirme Odette​, une rescapée de ce drame, réfugiée aujourd'hui à Bafwesende, dans la province de la Tshopo.

L'armée rassure​

L'armée congolaise, de son côté, s'efforce de rassurer la population sur ses opérations dans la région. ​S​elon le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole de l'armée en Ituri ​ "la population doit dénoncer et faire preuve de résilience, afin de mettre hors d'état de nuire ces renégats qui n'ont rien à voir avec le gouvernement congolais​".

Sur le terrain, la situation sécuritaire demeure toutefois volatile dans la zone, alors que les civils continuent de fuir l’avancée des rebelles ADF.

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