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Des funérailles collectives au Ghana pour éviter la ruine

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Maxwell Suuk
26 mai 2026

Au Ghana, les funérailles peuvent représenter une charge financière considérable pour les familles. Mais dans la communauté de Bulsa, les familles organisent des funérailles collectives en mettant en commun leurs ressources et en se répartissant les tâches afin d'alléger ce fardeau.

Et si les funérailles ne ruinaient pas vos économies, mais rassemblaient au contraire votre famille ?
Au Ghana, les frais funéraires peuvent ruiner les familles. Mais à Siniensi, près de Sandema, la communauté Bulsa réinvente la tradition : ses membres se réunissent pour rendre hommage à plus de 70 proches disparus lors d’une seule et même cérémonie émouvante. Les émotions sont vives.

Des funérailles collectives pour alléger les charges

Dans la culture Bulsa, les rites funéraires finaux après l’enterrement peuvent prendre des années, voire des décennies, le temps que les familles économisent l’argent nécessaire. La solution ? Les funérailles collectives : partager les coûts, se répartir les responsabilités et gagner du temps. Pour l’entrepreneur de pompes funèbres Agayi Anumonta, c’est une question de communauté.

Et cela va au-delà d’un simple soulagement financier. Ces funérailles collectives sont un moment de retrouvailles.

Cela permet aussi de rendre hommage à des êtres disparus depuis des décennies, comme la famille de Rydal Kaasah.

Mais tout le monde ne considère pas les rites funéraires collectifs comme la solution. Certains affirment que le report des rituels peut également rouvrir de vieilles blessures.

Malgré les divergences d’opinion, une chose est sûre : alors que les nattes cérémonielles brûlent et que les rituels s’achèvent, les adieux collectifs permettent de tourner la page — et d’entamer le processus de guérison.

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