1. Aller au contenu
  2. Aller au menu principal
  3. Voir les autres sites DW

Donald Trump critiqué de toutes parts sur le Golan

22 mars 2019

Le président américain s'est attiré les foudres de la communauté internationale en se disant favorable à une reconnaissance de la souveraineté d'Israël sur le Golan.

Israel | Israel greift iranische Ziele in Syrien an
Image : Getty Images/AFP/J. Marey

C'est tout d'abord l'Union européenne qui a rappelé que sa position sur le sujet n'avais pas changé. Bruxelles, en accord avec le droit international, ne reconnait pas la souveraineté d'Israël sur le Golan. En effet, Israël a conquis en 1967 une grande partie du Golan et l'a annexée en 1981, mais la communauté internationale n'a jamais reconnu cette annexion.

Un porte-parole du gouvernement allemand a pour sa part expliqué que Berlin ne reconnaissait pas les décisions unilatérales.

Quant à la France, le Quai d'Orsay a rappelé que "la reconnaissance de la souveraineté israélienne sur le Golan, territoire occupé, serait contraire au droit international." 

La Syrie aussi rejette la position de Donald Trump et dénonce "des propos irresponsables" et le "soutien aveugle des Etats-Unis" à Israël. L'Iran, principal allié régional du régime de Bachar al-Assad, se dit pour sa part choqué.

Enfin, pour  le président turc Recep Tayyip Erdogan, la déclaration du président américain "met en péril la stabilité dans la région".

Mais pour Frédéric Encel, auteur de l'Atlas géopolitique d'Israël, cette volonté de reconnaissance n’aura aucun impact politique : 

"Le plateau du Golan a été contrôlé par Israël pendant la Guerre des six jours en1967. Il a été formellement annexé en 1981 et au fond, il n’a plus jamais été remis en cause, en tout cas pas sur le plan militaire. Evidemment, diplomatiquement ce n’est reconnu par personne au monde.

La joie de certains habitants du Golan 

Asher et Gabriel, deux Israéliens de la partie du Golan occupée par l'Etat hébreu, se réjouissent pour leur part de cette annonce. Ils estiment que le président américain ne fait que reconnaître une "réalité":

"Le président Trump a beaucoup fait pour Israël. Il a transféré l'ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem. Il était donc grand temps que ce qui avait été la politique du gouvernement soit finalement promulgué. Et président Trump, merci beaucoup de nous traiter d'égal à égal. 

A l'approche des élections législatives du 9 avril, cette volonté de reconnaissance de Donald Trump est en tous cas un véritable coup de pouce pour le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est en pleine campagne électorale.