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La lutte contre Ebola face à la résistance des communautés

29 septembre 2026

En Ituri, dans l'est de la RDC, épicentre de l’épidémie, les équipes médicales font face à la méfiance des populations.

Demokratische Republik Kongo Bunia 2026 | Gesundheitsarbeiter desinfiziert Kollegen nach Ebola-Beerdigung
Image : Dieudonne Dirole/AP Photo/picture alliance

Dans la zone de santé de Rwampara, l'un des épicentres de la maladie, la situation s'est améliorée. On y enregistrait en moyenne dix décès par jour. Aujourd'hui, la tendance est d’environ trois cas quotidiens, témoignent les autorités sanitaires locales. 

Pour le docteur Patrick Basara Mugisa, médecin-chef de zone de Rwampara, le grand défi reste toutefois de faire adhérer les communautés à la riposte pour rompre la chaîne de contamination. 

"Aujourd'hui, la tendance de l'épidémie, la tendance des décès, tout cela promet. Dans les jours à venir, nous devrions arriver à couper la chaîne de transmission si on parvient à casser la résistance communautaire."

Le poids des traditions

Cette résistance persiste à cause des fausses informations et des traditions culturelles, indique pour sa part Kolo Vangire Enoch, un leader communautaire de l'Ituri. 

"La résistance continue parce qu'on a interdit la manipulation des corps, ce qui est contre notre culture. Il y a aussi les réseaux sociaux qui continuent de désorienter la population sur l'existence même de la maladie."

L’erreur serait toutefois un relâchement des mesures barrières qui viendrait menacer l’amélioration enregistrée ces derniers temps. 

Dans les rues de Bunia, nous avons rencontré Luc Malembe, un acteur politique de la région, qui sensibilise les habitants sur le danger de l’épidémie. Pour lui, l'épidémie n'est pas encore terminée. 

"Nous avons remarqué qu'à Bunia, les gens commencent à relâcher l'observance des mesures barrières. Apparemment, les gens croient qu'Ebola est terminé et nous faisons tout pour dire à la population : attention, il ne faut pas baisser la garde."

Par ailleurs, l'administration du vaccin Ervebo a déjà commencé en Ituri. Le personnel soignant et les équipes de première ligne sont les premiers concernés, dans le cadre d'une étude expérimentale dénommée "Bravo", afin de déterminer son efficacité contre la souche Bundibugyo, pour laquelle il n'existe à ce jour aucun traitement spécifique, ni vaccin homologué. 

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