Elections en Irak
30 janvier 2005
« C’est un grand jour pour l’Irak et les Irakiens. Aujourd’hui pour la première fois, nous déterminons notre propre avenir. Les terroristes ont déclaré la guerre à la démocratie et aux élections, mais ils sont en train d’échouer. »
C’est ce qu’a déclaré le porte-parole du premier ministre irakien Iyad Alaoui en ce 30 janvier 2005. Il s’agit en effet des premières élections nationales pluralistes depuis le renversement de Saddam Hussein. Les Irakiens doivent élire les membres du Parlement national qui sera chargé de rédiger une Constitution, les membres de 18 conseils provinciaux, et les Kurdes doivent en outre choisir les 111 députés de leur Assemblée autonome. Environ 17 000 candidats et 223 listes étaient en lice pour les trois scrutins.
Ces élections ont lieu dans un climat de violence marqué par des attentats revendiqués majoritairement par le groupe du Jordanien Abou Moussab Al-Zarqaoui. A noter également, le contraste entre un vote massif dans les zones chiite et kurde, et un taux d’abstention élevé du côté des Sunnites qui avaient appelé au boycott du scrutin. Les bureaux de vote sont même restés fermés dans le « triangle de la mort ».
Le président intérimaire Ghazi al-Yaouar a été la première personnalité politique à voter dans un bureau spécial aménagé dans la Zone verte, périmètre sécurisé du centre de Bagdad. Il a tenu lui aussi à saluer cette journée historique :
« Au plus profond de mon cœur, je sais que les Irakiens ont mérité des élections libres. C’est la première étape qui conduit au monde libre. »
Des résultats préliminaires devraient être connus dans une semaine et les résultats définitifs aux alentours du 10 février.