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Elections en Italie

Barbara Becht7 avril 2006

Près de 50 millions d’Italiens sont appelés à élire dimanche et lundi leur nouveau parlement. La campagne électorale, qui a vu s’affronter le chef du gouvernement sortant Silvio Berlusconi et Romano Prodi, à la tête de la coalition du centre gauche, aura été longue et difficile. Les résultats seront vraisemblablement serrés mais semblent favorables à la coalition de centre gauche.

C’est peut être le vent du changement qui soufflera dimanche et lundi sur l’Italie.

En effet, déroutés par une campagne virulente, les italiens se tourneraient selon les derniers sondages vers la coalition du centre gauche emmenée par Romano Prodi aux dépens du centre droit de Silvio Berlusconi.

Afin de convaincre les derniers indécis, les deux candidats auront jusqu’au bout jeté toutes leurs forces dans la bataille, à coups de déclarations tonitruantes. Une des dernières en date a été la promesse faite par Berlusconi de supprimer la taxe d’habitation :

"Pour nous la maison, la première maison, est sacrée, comme l’est la famille. C’est pourquoi nous supprimerons la taxe d’habitation. Oui, vous avez bien entendu. Nous allons supprimer la taxe sur toutes les premières habitations, et donc également sur la votre."

Mais toutes ces annonces ne semblent plus faire recettes auprès des italiens, habitués à 5 années de promesses non tenues par le chef du gouvernement.

Et même Silvio Berlusconi commence à douter : ces derniers jours il est apparu plus tendu et nerveux que jamais, allant jusqu’à qualifier les électeurs de l’opposition de couillons.

A l’opposé, Romano Prodi, ancien président de la commission européenne, semble en pleine confiance, et croit aux chances de l’Italie de prendre un nouveau départ :

"Nous sommes tournés vers l’avenir, nous allons de l’avant. Il nous faut reconstruire ce pays et nous le reconstruirons."

Pourtant, pour beaucoup, le centre gauche ne laisse pas entrevoir un avenir plus prometteur.

Certains craignent qu’une coalition allant des centristes catholiques aux communistes endurcis ne ramène l'Italie à l'époque de sa plus grande instabilité gouvernementale.

Mais les dés semblent cette fois jetés. Après avoir tenu leur dernier meeting, les deux candidats laissent enfin la parole aux italiens, dans les urnes.

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