En Guinée, les partis politiques pieds et poings liés
9 mars 2026
Parmi les 40 partis dissous, l'Union des forces démocratiques de Guinée, UFDG, dirigé par l'ancien premier ministre Cellou Dalein Diallo. L'opposant en exil a rapidement réagit. Dimanche soir, dans une vidéo publiée sur sa page Facebook, il a dénoncé je cite une "mise à mort programmée de la démocratie et de l'État de droit" en Guinée.
"Mamadi Doumbouya vient d'ajouter à son sinistre bilan de restriction des libertés publiques et de violation des droits humains la décision injuste de dissolution des partis politiques les plus représentatifs de la scène politique. N'ayant lui-même aucune légitimité, ni la moindre assise électorale ou politique, le chef de la junte et son clan malfaisant décide de réécrire l'histoire du pays en effaçant du paysage politique toutes les forces susceptibles de porter ombrage à son parti-état en cours de formation."
Suprise et stupéfaction
Autre parti dissout, le Rassemblement pour le développement intégré de la Guinée, le RDIG. Son président Jean Marque Teliano, conteste-lui aussi cette décision : "J'ai été stupéfait, surpris et outré par la nouvelle. Parce que, il y a moins de 4 mois j'ai été invité par le ministre de l'Administration du territoire pour la remise du certificat d'aptitude d'exercer mes activités politiques pour avoir remplis et respecté toutes les conditions. Moi je me dis que c'est une erreur."
Pour le juriste Mamoudou Diakité "jamais, la dissolution d'un parti politique n'est bonne pour la démocratie".
Deux recours possibles
Toutefois, explique-t-il, les partis dissous disposent traditionnellement de deux types de recours. Le premier est un recourt administratif auprès du ministère ayant pris l'arrêté. Et le second « le recourt juridictionnel qui est prévu par l'article 40 de la nouvelle loi sur les partis politique et mouvement associés. C'est effectivement de saisir la cour suprême qui va alors prendre une décision de justice soit pour confirmer la décision du ministère en ce moment la dissolution est définitive ou alors de révoquer cette dissolution, en ce moment le parti peu continuer à exercer conformément à la loi ».
Les partis concernés avaient jusqu'au 25 mai 2026 pour se conformer à la nouvelle loi sur les partis politiques adoptée en novembre 2025. Mais avec cette dissolution, ils n'ont plus le droit d'exercer d'activités politiques, à quelques semaines des législatives et locales prévues le 24 mai prochain.