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Le coût de la vie fait naître des foyers de contestation en Europe

Avec agences | Sandrine Blanchard
19 octobre 2026

Ce mois d'octobre est un mois de protestation dans plusieurs pays européens. Les manifestants font part de leurs préoccupations liées au coût de la vie, aux salaires, au logement, aux services publics ou à l'éducation.

Frankreich Montpellier 2026 | Demonstration gegen hohe Lebenshaltungskosten
Image : Sylvain Thomas/AFP

Dans différents pays européens, les classes moyennes partagent une inquiétude sociale. Les prix à la consommation augmentent, notamment l'alimentation, auxquels s'ajoutent la dégradation des services publics, les coûts de l'énergie et de l'enseignement supérieur, ou encore le prix du logement.

Les mouvements de contestation ne semblent pas coordonnés au niveau européen, mais plusieurs thèmes sont communs aux manifestations dans les différents pays.

L'Allemagne appelle ses ressortissants en France à la "prudence" après les pillages et les destructions du week-end en marge des manifestationsImage : Emma Da Silva/AP Photo/picture alliance

En France, les gilets jaunes appellent à une nouvelle journée de mobilisation, samedi prochain, pour protester contre le coût de la vie. Le mouvement actuel a commencé il y a plusieurs semaines par des manifestations de lycéens qui réclament de meilleures conditions d'études.

Ils ont été ralliés par plusieurs branches professionnelles et des syndicats, sur fond d'inflation qui met à mal le pouvoir d'achat des classes moyennes, à six mois de l'élection présidentielle.

Les autorités ont annoncé que près de 2.400 personnes ont été interpellées au total. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a demandé aux préfets de "déclencher un certain nombre de couvre-feux" ce soir, "partiels" et "localisés", pour protéger notamment les bâtiments administratifs et les commerces "des casseurs".

L'Union européenne rappelle aux autorités françaises qu'il faut "protéger le droit de manifester pacifiquement".

Après ce week-end de manifestations émaillées de violences, en France, l'Allemagne se dit "inquiète" des "images vues à Paris ou Limoges". Les autorités appellent les ressortissants allemands en France à la "prudence".

Mais la France n'est pas le seul pays européen où une partie de la population se mobilise actuellement dans la rue.

Des manifestants réclament des logements abordables sur la place Rossio de LisbonneImage : Ricardo Rocha/ZUMA/picture alliance

La colère gronde en Italie, en Espagne, au Portugal...

Milan, en Italie, a été le théâtre de deux jours consécutifs de pillages, ce week-end. Là aussi, tout a débuté par une manifestation contre la vie chère. Plusieurs magasins du centre-ville, près de la cathédrale, ont été vandalisés.

La Première ministre Giorgia Meloni a convoqué, ce lundi [19.10.26], une réunion de sécurité. La police italienne a procédé à près de 200 interpellations. Des rassemblements ont eu lieu aussi à Rome, Turin ou Bologne contre l'augmentation des prix.

La hausse des coûts de l'enseignement supérieur a déclenché des mobilisations en Belgique, notamment dans les villes de Bruxelles et Liège. Le pouvoir d'achat et les débats budgétaires étaient aussi  au cœur des revendications des manifestants. Des affrontements avec la police ont été signalés et plusieurs centaines de personnes ont été interpellées.

Au Portugal, c'est surtout à Lisbonne que les organisations syndicales et des organisations qui défendent le droit au logement ont appelé à la mobilisation. La crise du logement, l'insuffisance des salaires et l'érosion du pouvoir d'achat ont fait descendre des milliers de protestataires dans les rues.

Un habitat abordable, c'est aussi ce que réclament les Espagnols. A Madrid et dans d'autres grandes villes, les violences ont été moindres que dans certains autres pays.

En Albanie, les manifestants protestent contre le gouvernement depuis plusieurs joursImage : Armend Nimani/AFP

Depuis près d'une semaine, plusieurs milliers de personnes protestent également dans la capitale albanaise. Hier, la police a utilisé des gaz lacrymogènes et a fait usage de canons à eau pour disperser les manifestants.

Réunis à Tirana, ceux-ci protestent contre les conditions d'étude dans les universités, les frais d'inscription élevés et ils dénoncent la corruption. Des appels à la démission du chef du gouvernement ont été lancés.

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