CDM 2026 : l'Iran ne souhaite aucune restriction de visas
12 mai 2026
Ces déclarations font suite au refus, le mois dernier, des autorités canadiennes d'autoriser l'entrée de Mehdi Taj, le président de la Fédération Iranienne de Football, sur le territoire à la veille d'un congrès de la FIFA, visiblement en raison de ses liens passés avec les Gardiens de la Révolution, que les États-Unis et le Canada ont tous deux désignée comme organisation terroriste.
Dans une vidéo postée dimanche sur la chaîne Telegram de l'agence de presse Mehr, Mehdi Taj a déclaré que l'obtention de ces visas pour la Coupe du monde 2026 sont une des dix garanties que la fédération iranienne de football a demandées à la FIFA pour participer au Mondial :
"Nous avons donné dix conditions à la FIFA pour que notre équipe participe, et ils doivent accepter ces dix conditions. Pour les visas, ils doivent en donner à tout le monde, notamment à ceux qui ont servi au sein des Gardiens de la Révolution", a déclaré le président de la Fédération Iranienne de Football.
Trois rencontres aux Etats-Unis
Cela pourrait notamment concerner Mehdi Taremi. Auteur de 59 buts en 103 sélections, l'attaquant star de 33 ans a en effet servi, plus jeune, au sein des Gardiens de la Révolution.
Parmi les autres conditions qu'elle a transmises à la FIFA, la fédération iranienne de football demande à ce qu'aucun drapeau hormis celui de la République Islamique ne soit présent dans les stades - ce qui exclut de facto le drapeau au lion et au soleil, symbole de la royauté, régulièrement brandi par les opposants au régime à l'étranger.
En outre, l'Iran demande également à ce que son hymne actuel soit joué haut et fort dans les stades.
Pour rappel, la Team Melli a été versée dans le groupe G. Elle affrontera d'abord la Nouvelle-Zélande le 15 juin, puis la Belgique le 21 juin à Inglewood, en Californie, avant de jouer l'Egypte le 26 juin prochain à Seattle.
Les autorités iraniennes saisissent les biens d'Ali Karimi
Ancien joueur du Bayern Munich, celui qui était surnommé le "Maradona asiatique" est un fervent critique du régime, et vit désormais en exil.
Ali Karimi est un "traître à la nation, qui a activement soutenu l'ennemi ces dernières années", affirme le site internet Mizan, organe de presse du pouvoir judiciaire.
Ses biens "ont été identifiés et saisis sur décision de justice, dans l'intérêt du peuple iranien", toujours selon Mizan.