La révision de la Constitution ravive les tensions
9 mars 2026
Le débat sur une possible révision de la Constitution en RDC s’intensifie. Le 7 mars, le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, a affirmé devant les militants du parti que le pouvoir comptait « toucher à la Constitution », malgré les critiques internes.
Cette sortie survient alors que Bahati Lukwebo, deuxième vice‑président du Sénat, s’est récemment opposé à toute modification. Il fait désormais face à une motion de défiance, révélant les divisions au sein de l’Union sacrée.
Pour Trésor Kibangula (Centre Ebuteli), cette controverse n’est pas nouvelle : elle couvait déjà l’an dernier avant d’être éclipsée par la crise sécuritaire dans l’est du pays.
Le risque d’un troisième mandat
Invités à Kinshasa pour les 20 ans de la Constitution, les constitutionnalistes Théodore Holo et Gilles Badé mettent en garde contre les dérives potentielles d’une révision, notamment la possibilité d’ouvrir la voie à un troisième mandat présidentiel. Ils appellent à renforcer les mécanismes de contrôle et à privilégier l’expression citoyenne, notamment via le référendum.
Un débat loin d’être tranché
Alors que le Bénin est souvent cité comme modèle d’alternance, les experts soulignent l’importance d’un cadre juridique solide pour éviter les dérives. En RDC, la discussion sur la réforme constitutionnelle reste ouverte et hautement sensible.
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