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PolitiqueFrance

En France, les étudiants maintiennent la pression

Kossivi Tiassou | Avec agences
13 octobre 2026

Des lycéens et étudiants poursuivent leur mobilisation ce 13 octobre. Selon des syndicats étudiants, 90 % des universités seraient bloquées, un chiffre contesté par le gouvernement.

Manifestation devant le Lycée Paul-Éluard de Saint-Denis.
Pour cette cinquième journée nationale de mobilisation, de premières manifestations se sont tenues dans la matinée à Nantes (ouest), Lens (nord), Lyon (est) ou encore à Marseille (sud) au cri de "La lutte, la lutte, jusqu'à la victoire". Image : Sadak Souici/ZUMA/IMAGO

Les universités françaises sont au cœur de cette nouvelle journée de mobilisation, présentée comme le cinquième acte du mouvement étudiant et lycéen.

Alors que le syndicat Union étudiante affirme que 90 % des universités sont bloquées ou fermées, le ministère de l'Enseignement supérieur fait état de perturbations dans 35 % des établissements. L'organisation estudiantine affirme disposer d'une liste détaillée des établissements concernés. 

Selon le ministère de l'Intérieur, à midi, il y avait, hors Paris et agglomération parisienne, 360 actions devant les établissements, dont une cinquantaine d'universités, rassemblant 30.000 personnes.

Les étudiants sont à nouveau dans la rue

Ces différences d'évaluation illustrent l'ampleur du mouvement, mais aussi les divergences entre les organisations étudiantes et les autorités sur le niveau réel de mobilisation. Le mouvement, lancé à la mi-septembre, s'accompagne également d'une hausse des violences signalées contre les personnels de l'Éducation nationale.

Les principales organisations de jeunesse sont à l'origine de cette manifestation. Depuis plusieurs jours, elles réclament une rencontre avec le Premier ministre, Sébastien Lecornu, afin de lui exposer leurs revendications.

Le mouvement bénéficie également du soutien de la militante écologiste suédoise Greta Thunberg. Parti de la région parisienne à la mi-septembre, il s'est progressivement étendu à l'ensemble du territoire français.

Le 13 octobre 2026, le lycée Paul-Éluard de Saint-Denis est au cœur de l’actualité, à l’occasion du cinquième acte de la mobilisation nationale des lycéens et des étudiants. La militante écologiste suédoise Greta Thunberg s’est rendue sur place dans la matinée pour apporter son soutien aux élèves mobilisés. Elle a dénoncé les violences policières contre les jeunes manifestants.Image : Sadak Souici/ZUMA/IMAGO

Au moins 147 personnels de l'Éducation nationale blessés

La mobilisation s'accompagne de nombreux incidents impliquant des personnels de l'Éducation nationale. Selon le ministère, au moins 147 d'entre eux ont été blessés depuis le début du mouvement.

La seule journée du lundi 12 octobre a fait 20 blessés parmi les personnels, dont cinq chefs d'établissement. Le ministère précise qu'il s'agit du deuxième bilan quotidien le plus lourd depuis le début des manifestations, après celui enregistré le 1er octobre.

Ces chiffres témoignent des tensions qui entourent les blocages et les occupations d'établissements scolaires. Les autorités poursuivent le suivi des incidents alors que la mobilisation se maintient dans plusieurs régions du pays.

Les lycéens réclament davantage de moyens

À l'origine du mouvement, les lycéens dénoncent notamment le manque de moyens dans les établissements scolaires, la pression liée à la plateforme d'orientation Parcoursup, les postes d'enseignants non remplacés et la dégradation des bâtiments. Ils critiquent également des emplois du temps jugés trop chargés.

Malgré la poursuite de la mobilisation, le ministère fait état d'un recul du nombre de lycées fermés ou perturbés. Au total, 214 établissements sont concernés ce mardi, contre 224 jeudi dernier et 800 le mardi 6 octobre.

Ce recul contraste avec les blocages signalés dans les universités. Alors que les organisations étudiantes maintiennent la pression sur le gouvernement, l'évolution du mouvement dépendra selon les observateurs, notamment de la réponse des autorités aux revendications et de la possibilité d'un dialogue avec les représentants de la jeunesse.

 

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