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Gerhard Schröder quitte la présidence du SPD

Audrey Parmentier6 février 2004
Surprise en Allemagne : Gerhard Schröder a annoncé son départ de la présidence du SPD, le parti social-démocrate. Une décision qui intervient dans un contexte de grogne sociale suite aux mesures annoncées par le gouvernement rouge-vert.

Le chancelier est victime d'une chute de popularité à cause de son agenda 2010. Un train de réformes économiques et sociales vivement critiqué y compris au sein même du SPD. Avec en ligne de mire, la réforme de la santé qui demande aux patients de mettre la main au portefeuille, une baisses d'impôts aux effets incertains, et une diminution de l'indemnisation des chômeurs. "Le seuil de tolérance est atteint", avait estimé il y a quelques jours le porte-parole du SPD pour les affaires économiques, Rainer Wend.

Le SPD qui est lui même dans une position très délicate puisqu'il affronte une année électorale charnière avec notamment cinq scrutins régionaux et huit scrutins municipaux. La crainte principale étant un vote-sanction. D'après le dernier sondage en date de l'institut Forsa seuls 24% des Allemands seraient prêts à voter social-démocrate.

Gerhard Schröder a d'ores et déjà proposé que Franz Müntefering, le chef de file du groupe parlementaire SPD, lui succède à la tête du parti. Le chancelier a tenu à préciser que son successeur désigné était attaché aux réformes économiques et qu'il les poursuivrait. Gerhard Schröder entend quant à lui se consacrer non seulement à l'application de ses réformes mais aussi et surtout à ses responsabilités de chef du gouvernement. Il cumulait en effet la présidence de son parti avec les fonctions de chancelier depuis avril 1999. A la tête du SPD, il avait succédé à Oskar Lafontaine, démissionnaire en raison d'un conflit d'orientation sur la politique économique et sociale du gouvernement.
Cette affaire de non-cumul des mandats a un précédent célèbre : en 1974, Helmut Schmidt avait succédé à la chancellerie à Willy Brandt, qui avait alors conservé la présidence du parti.

Dans la foulée, le secrétaire général, Olaf Scholz, fortement contesté par la base sociale-démocrate, a démissionné de ses fonctions.
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