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Burkinabè réfugiés au Ghana : survivre face au terrorisme

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5 janvier 2026

Fuyant les attaques terroristes au Burkina, plus 33 000 réfugiés se sont réfugiés au Ghana. Dans le camp de Tarikom, ils tentent de démarrer une nouvelle vie en attendant de pouvoir rentrer.

À quelques kilomètres de la frontière nord du Ghana, Damata Dabone récolte du maïs sur une parcelle offerte par le gouvernement ghanéen.

Cette cultivatrice burkinabè a fui son village de Nialé, dans le sud-ouest du Burkina Faso, en 2023, après l’assassinat d’un membre de sa famille par des combattants armés. Comme elle, des milliers de Burkinabè ont traversé la frontière pour échapper aux violences.

Une menace persistante au Burkina Faso

Les attaques sont menées par des groupes affiliés au GISM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans) ou à l’État islamique dans le Grand Sahara. Malgré la prise de pouvoir par les militaires en 2022, leur emprise s’étend.

Les témoignages des réfugiés décrivent des hommes masqués, surnommés « Girissy », qui tuent principalement les hommes et enlèvent des jeunes garçons.

Plus de 33 000 Burkinabè ont déjà trouvé refuge au Ghana, où l’UNHCR et le Conseil pour les réfugiés ont installé des camps, dont celui de Tarikom qui accueille environ 2 000 personnes.

Entre espoir et incertitude

Si certains réfugiés bénéficient d’un logement, d’une aide financière et d’activités agricoles, le déracinement reste difficile.

Pamosa Sawadogo, éleveur burkinabè, espère retourner chez lui mais reste prudent : « On voit à la télévision que ça va, mais on n’est pas sûrs. »

Les autorités ghanéennes envisagent d’accorder des permis de séjour permanents à ceux qui souhaitent rester, tout en favorisant le transfert de compétences agricoles entre Burkinabè et Ghanéens.