À Goma, l’insécurité persistante et l’asphyxie économique ont stoppé net l’essor du roller. Compétitions annulées, clubs désorganisés, matériel introuvable : les athlètes voient leur passion menacée.
Pourtant, chaque matin, ils continuent de chausser leurs patins pour s’entraîner, préserver leur niveau et échapper un instant à la réalité de la guerre.
Un sport qui résiste malgré la crise
Pour les encadreurs, hors de question d’abandonner. Les séances d’entraînement, maintenues coûte que coûte, servent de refuge à une jeunesse marquée par les violences et l’incertitude. Sur la piste, les athlètes retrouvent un peu de stabilité, même si la compétition n’est plus à l’ordre du jour.
Faute de revenus et d’événements sportifs, nombre de jeunes se tournent vers de petits métiers. Selon les responsables de club, plus de 60 athlètes ont déjà dû se reconvertir pour survivre.
Parmi eux, Patrick Makolo : le champion a dû poser ses rollers pour devenir mécanicien. Dans son garage de fortune, il répare des véhicules pour subvenir à ses besoins, même si son ambition sportive reste intacte.
