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Plusieurs ressortissants Africains ont quitté l'Iran

Eric Topona | Avec agences
6 mars 2026

Depuis le début des bombardements en Iran, plusieurs pays du continent ont lancé des opérations d’évacuation de leurs ressortissants.

De la fumée s'élève après des frappes aériennes israéliennes dans le centre de Téhéran
De la fumée s'élève après des frappes aériennes israéliennes dans le centre de TéhéranImage : Atta Kenare/AFP

Cela fait un peu plus d'une semaine que les États-Unis et Israëlont entamé une guerre contre l'Iran. La situation qui prévaut au Moyen-Orient est suivie de près par les capitales africaines. 

Istanbul, une des grande ville turque accueille beaucoup d'Africains Image : Vildan Bajryamova/DW

Face à la poursuite de la campagne militaire de Washington et Tel-Aviv, certains gouvernements ont opté pour le rapatriement de leurs ressortissants.  

En fin de semaine dernière, l’ambassadeur d’Ouganda en Iran a organisé l'évacuation en bus d'une quarantaine d'étudiants jusqu’à la frontière turque. C'est à Istanbul que ceux-ci ont réussi à prendre un vol pour rentrer chez eux.  

"Je n'ai pas de mots. C'était effrayant, traumatisant et je ne souhaite à personne de vivre une telle expérience" témoigne cette jeune étudiante.

"Il y a un site tout près de notre université qui a été touché. Nous pouvions entendre le sol trembler et remuer. Nous étions tous effrayés, anéantis, sans savoir si nous allions nous en sortir" se remémore cet autre étudiant ougandais.

Projet de retour en Iran

En dépit de l'incertitude, certains étudiants ougandais rapatriés comptent retourner en Iran une fois l'accalmie retrouvée. C'est le cas de Nyegyema qui souhaiterait aller terminer son programme d’études dès que possible. 

Le président ivoirien Alassane Dramane OuattaraImage : Aurelien Morissard/IP3press/IMAGO

"La vérité, c'est que ces étudiants pensent que s'ils rentrent chez eux, les deux années effectuées d'un cursus de quatre ans seront perdues, parce qu'ils ne seront peut-être pas en mesure de se payer le billet du retour vers l'université", explique-t-il.

D'autres étudiants africains ont, eux, choisi de rester en Iran, refusant l'offre de rapatriement qui leur était faite. 

En plus de l'Ouganda, d'autres pays ont procédé au rapatriement de leurs ressortissants d'Iran : c’est le cas du Ghana, du Kenya ou encore du Soudan. De nombreux Africains ont aussi trouvé refuge dans les pays voisins, comme la Turquie ou l'Arabie Saoudite. 

Mercredi dernier, à l'issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement ivoirien, , a déclaré que son pays suit de très près la situation au Moyen-Orient où résident environ 200 Ivoiriens, notamment en Iran, en Israël, en Turquie, sans oublier l'Arabie Saoudite.  

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