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La Guinée-Bissau replonge dans l'incertitude

27 novembre 2025

Ce pays habitué aux turbulences politiques et il voit de nouveau son processus démocratique brutalement interrompu.

Patrouille militaire après des tirs nourris près de la Présidence à Bissau.
Les jours incertains commencent pour les populations dans un pays habitué à des coups de force militaires. Image : Patrick Meinhardt/AFP

L'analyste politique sénégalais Mamadou Albert Sy revient ici sur les conséquences pour la stabilité, l'économie et la société bissau-guinéenne des événements des dernières 24 heures. Et surtout sur l'avenir qui se dessine dans le pays.

Cliquez sur l'image pour écouter Mamadou Albert Sy

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L'opposant bissau-guinéen Fernando Dias a affirmé jeudi (27.11.25) à l'AFP avoir remporté l'élection présidentielle du 23 novembre et accuse le président sortant Umaro Sissoco Embalo d'avoir "organisé" le coup d'Etat qui a suspendu le processus électoral la veille et porté des militaires au pouvoir.
 

"Je suis le président (élu) de Guinée-Bissau", a déclaré par téléphone M. Dias qui dit être "en sécurité" et se cacher dans le pays. Le principal opposant bissau-guinéen, Domingos Simoes Pereira, qui avait été écarté de l'élection et a ensuite soutenu M. Dias, a été arrêté mercredi après-midi après la prise de pouvoir par les militaires.

L'opposant raconte avoir pu s'échapper mercredi après que des hommes armés sont arrivés à son siège de campagne à Bissau pour l'arrêter. 

"Il n'y a pas de coup d'État en Guinée-Bissau", affirme M. Dias qui prétend que le putsch a été "organisé par M. Embalo" pour l'empêcher d'accéder au pouvoir.

Selon lui, il gagnerait les élections avec environ 52% des voix, sans être définitif sur ce chiffre. La Guinée-Bissau était dans l'attente des résultats des élections présidentielle et législatives lorsque des militaires ont annoncé mercredi prendre le pouvoir dans ce pays à l'histoire jalonnée de coups d'Etat et suspendre le processus électoral.

Depuis, le président sortant Embalo est détenu par les militaires mais il a pu joindre par téléphone des médias internationaux dans les heures qui ont suivi le

La nouvelle junte a annoncé jeudi la nomination du général Horta N'Tam comme président de la transition.

Bob Barry Journaliste, présentateur et reporter au programme francophone de la Deutsche Welle@papegent
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