En Hongrie, Viktor Orban obtient un soutien de poids
7 avril 2026
L'avion du vice-président américain JD Vance a atterri en fin de matinée, où il a été accueilli par le chef de la diplomatie hongroise, Peter Szijjarto.
Avant son départ des États-Unis, JD Vance avait indiqué vouloir évoquer les relations bilatérales, mais aussi les grands dossiers internationaux, notamment l'Europe et la guerre en Ukraine.
Un appui politique assumé de Washington
Dans la capitale hongroise, le vice-président américain a rencontré Viktor Orban avant de participer ce mardi à un meeting électoral à ses côtés et de prononcer un discours sur le partenariat bilatéral.
Figure influente de l'administration américaine, JD Vance s'est imposé comme l'un des critiques les plus virulents des gouvernements européens centristes et progressistes. À l'inverse, il soutient ouvertement les formations de droite radicale sur le continent.
Sa visite s'inscrit clairement dans une stratégie de soutien politique, à quelques jours d'un scrutin particulièrement disputé.
Une campagne sous tension
Au pouvoir depuis 16 ans, Viktor Orban fait face à une opposition renforcée. Le leader du parti Tisza, Peter Magyar, a réussi en moins de deux ans à bâtir une alternative crédible, capable de menacer l'hégémonie du dirigeant hongrois.
Les instituts de sondage indépendants prévoient une large victoire de cette opposition conservatrice proeuropéenne. À l'inverse, les structures proches du pouvoir donnent la coalition Fidesz-KDNP gagnante.
La campagne électorale suscite de vives inquiétudes. Des parlementaires du Conseil de l'Europe dénoncent un climat "toxique", marqué par une rhétorique jugée agressive, dans un contexte de mécontentement économique et social.
Orban, allié stratégique de Washington
Malgré ces tensions, Viktor Orban reste un partenaire privilégié de l'administration américaine. Sa ligne politique, notamment sur l'immigration, correspond aux priorités défendues par Washington.
Le Premier ministre hongrois entretient des relations étroites avec Donald Trump, qu'il a rencontré à plusieurs reprises dans sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride. Le président américain n'a pas caché son admiration pour celui qu'il décrit comme un dirigeant "fort" et efficace.
Cette proximité s'est traduite par plusieurs gestes de soutien. En février dernier déjà, le secrétaire d'État Marco Rubio s'était rendu à Budapest pour souhaiter un grand succès à Viktor Orban.
À l'approche du scrutin, la visite de JD Vance confirme l'engagement des États-Unis aux côtés d'un allié clé en Europe centrale.