Donald Trump échange avec les géants de l'IA
29 septembre 2026
La réunion intervient au milieu d'un débat de plus en plus vif sur la question de savoir si le gouvernement fédéral devrait imposer de nouvelles restrictions au développement de l'IA.
Le président américain Donald Trump a qualifié les craintes concernant la menace de l'IA pour l'humanité de "canular" et a souligné la nécessité de maintenir un avantage concurrentiel sur la Chine. Le président de la Chambre des représentants, Mike Johnson, a repris cette position lundi sur Fox Business, affirmant que les États-Unis n'ont pas besoin d'un moratoire ou de nouvelles réglementations radicales, mais que "le juste équilibre" doit être trouvé.
Des incidents qui interpellent
La série d'incidents rapportés par OpenAI, Anthropic , Google ou Meta, ces derniers mois, a donné un tour nouveau au débat sur la sécurité de l'IA, au point d'en faire un sujet de campagne à l'approche des législatives américaines du 3 novembre. Selon un sondage publié par CNN et réalisé mi-septembre, 82 % des Américains se disent inquiets du rythme de développement de l'intelligence artificielle.
La sortie de Dario Amodei, le patron d’Anthropic appelant, mi-septembre, à ralentir la cadence a été vivement critiquée, par les républicains, mais aussi au-delà, bien que Sam Altman (OpenAI), Demis Hassabis (Google DeepMind), Elon Musk et Satya Nadella l'aient soutenu.
Pour autant, au-delà de la responsabilisation des sociétés, plusieurs élus du Congrès commencent à relayer de plus en plus ostensiblement les préoccupations de leurs administrés, et pas seulement chez les démocrates.
"Il faut au moins avoir un plan et des garde-fous, a estimé le chef de la majorité républicaine au Sénat, John Thune, même s'il prône une "touche légère" de régulation.
Deux camps opposés
Au sein même du microcosme IA, deux camps se sont formés. Le premier, celui de Dario Amodei, Sam Altman et Demis Hassabis, qui en appellent aux politiques pour mettre de l'ordre dans cette course folle. Le second, proche de Donald Trump, compte Jensen Huang (Nvidia) ou Mark Zuckerberg (Meta), et reproche à ces entreprises de se défausser, notamment pour obtenir une exemption de responsabilité en cas de défaillance d'une IA.
Si le sujet commence à mûrir au Congrès, aucune loi n'est à espérer avant l'échéance électorale, la session parlementaire étant suspendue jusqu’à début novembre.
L'administration américaine souhaite préserver la domination technologique des États-Unis face à la Chine et craint qu'un ralentissement ou une réglementation excessive ne profite à Pékin.
Donald Trump vante une technologie qu’il a rebaptisée "super intelligence".
L’IA "aura essentiellement de bons usages et nous mettrons fin aux mauvais usages", a-t-il assuré, ajoutant que les États-Unis ne "succombaient pas à la peur" face à de nouvelles technologies.