1. Aller au contenu
  2. Aller au menu principal
  3. Voir les autres sites DW

World Vision Tchad appelle à plus d'attention aux réfugiés

19 juin 2026

Journée mondiale des réfugiés : l'ONG World Vision rappelle le sort de plus d'1,5 million de personnes qui ont trouvé asile au Tchad.

Tschad Aboutengué 2026 | Frauen & Mädchen warten auf Wasserausgabe im Flüchtlingslager
Image : Eva Krafczyk/dpa/picture alliance

Le 20 juin, le monde commémore la Journée mondiale des réfugiés, un événement destiné à réfléchir aux défis et aux réalités des millions de personnes forcées de fuir leur pays, à cause des conflits et des persécutions.

A la veille de cette journée, World Vision Tchad, une ONG chrétienne qui fournit, depuis plus de 40 ans, une assistance vitale aux réfugiés et aux communautés hôtes au Tchad, appelle à plus d'attention de la part de la communauté internationale sur cette crise. 

Le Tchad est l'un des pays au monde qui accueille la plus grande population réfugiée par habitant, avec plus de 1,5 million de personnes qui sont venues trouver un asile dans ce pays. 

Interview avec Édouard Ngoy, le directeur national de World Vision Tchad

This browser does not support the audio element.

Suivez ci-contre l'interview d'Édouard Ngoy, le directeur national de World Vision Tchad : 

 

Edouard Ngoy : Nous travaillons dans le développement transformationnel. Nous travaillons également dans les crises humanitaires et aussi dans le cadre du plaidoyer pour la réponse humanitaire.

Ce que nous faisons spécifiquement, c'est vraiment offrir des programmes de protection.

Nous accueillons surtout les enfants qui sont affectés par la crise.

Nous créons des espaces Amis d'enfants, nous nous assurons que les familles de ces enfants bénéficient également de programmes en sécurité alimentaire, avec l'appui de nos partenaires.

Et nous investissons également dans la cohésion sociale.

Parce que, vous savez, les réfugiés, quand ils viennent, ils exercent un poids énorme sur les ressources locales et qui peuvent créer des tensions.

Et donc notre rôle, c'est aussi de travailler à la fois avec les réfugiés et les communautés hôtes, offrir les mêmes services pour assurer qu'il y ait une cohésion, une meilleure cohabitation.

 

DW : À l'occasion de cette Journée mondiale des réfugiés, quel message souhaitez-vous transmettre à la communauté internationale concernant la situation des réfugiés au Tchad?

Edouard Ngoy : D'abord, c'est de dire que le Tchad a fait un travail extraordinaire d'accueillir des millions de réfugiés qui avaient besoin d'être reçus dans un lieu où ils pouvaient se sentir en sécurité.

Ça, ça a été fait. Mais le pays ne peut pas supporter à lui seul le poids des réfugiés.

Donc, on a besoin de la mobilisation de tout le monde.

On a besoin que les bailleurs puissent disponibiliser des fonds, des fonds flexibles, des fonds aussi prévisibles, des fonds qui peuvent s'étendre sur des durées.

On a parfois des fonds de très courte durée de trois mois, six mois ou douze mois, et on aimerait être en mesure de pouvoir travailler parce que il n'y a pas que les besoins physiques, il y a également l'appui psychosocial, ce qui demande un temps pour que les gens puissent retrouver le sens à leur vie.

Nous avons également besoin que, oui, on continue à mettre de l'attention sur cette crise au Soudan afin d'y mettre fin, parce que cette souffrance, elle est très difficile pour les femmes et les enfants qui sont victimes.

Passer la section Sur le même thème
Passer la section A la une

A la une

Passer la section Plus d'article de DW