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Téhéran de plus en plus sous pression

Avec agences
29 janvier 2026

Face aux menaces d'intervention militaire américaine et pression de l'UE, l'Iran plus que jamais inflexible se dit prêt à une "riposte écrasante".

Manifestation des partisans du régime iranien.
Téhéran n'entend pas céder face à la pression des pays occidentaux.Image : Murtadha Al-Sudani/Anadolu/IMAGO

Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne sont tombés d'accord ce jeudi 29 janvier pour désigner les Gardiens de la révolution iranienne comme une "organisation terroriste", après la répression sanglante des manifestations en Iran.Une "erreur stratégique majeure", selon le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi.
Par ailleurs, le chef de l'armée iranienne, le général Amir Hatami, s'est dit prêt à une "riposte écrasante" face aux menaces d'intervention américaine.Sur son ordre, les régiments de combat iraniens ont été dotés de "1.000 drones stratégiques".

Entre pression et tentative de médiation

Ces nouvelles déclarations font suite aux menaces du président américain Donald Trump qui a averti Téhéran que le "temps était compté" avant une éventuelle attaque américaine. Washington a ainsi déployé des forces militaires navales dans le Golfe, dont le porte-avions Abraham Lincoln.

Washington a déployé des forces militaires navales dans le GolfeImage : Eric S. Powell/ABACA/picture alliance

Du côté de l'Union européenne également la pression sur l'Iran s'est accentuée. En réponse à la répression des manifestations, les 27 ont ajouté les Gardiens de la Révolution, le bras armé de la République islamique, sur la liste des organisations terroristes.

Plusieurs pays, dont la France, l'Espagne, la Belgique ou l'Italie, s'étaient déclarés favorables à cette décision.

Les Gardiens de la Révolution sont accusés par les organisations de droits humains d'avoir orchestré la répression meurtrière du  mouvement de contestation qui a secoué l'Iran.La répression aurait fait des milliers de morts.

Face à la situation en Iran, certains pays préférent toutefois la voix diplomatique. C'est le cas de la Turquie qui s'oppose à toute intervention militaire contre l'Iran et souhaite jouer un rôle de médiateur entre Téhéran et Washington.

Le chef de la diplomatie iranienne se rendra vendredi en Turquie.La Russie estime pour sa part que le potentiel de négociations était "loin d'être épuisé". Moscou appelle"toutes les parties à la retenue".

La répression aurait fait des milliers de morts en Iran.Image : Johannes Beck/DW

Un bilan toujours incertain

Sur place en Iran, des ONG continuent d'évaluer l'ampleur de répression qui s'est abattue sur les manifestants en janvier. Elles font état de milliers, voire de dizaines de milliers de morts.

L'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux Etats-Unis, fait ainsi état de 6.373 personnes, dont 5.993 manifestants, tuées durant le mouvement de contestation.11.018 personnes auraient par ailleurs été gravement blessées et 42.486 arrêtées. Par crainte d'être arrêtés certains blessés refusent d'aller se faire soigner à l'hôpital.

Par ailleurs, après trois semaines de coupure, le rétablissement d'internet ne serait que partiel.Les restrictions de communication seraient toujours en place.     

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