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PolitiqueIsraël

Le risque d'une impasse politique après les législatives en Israël

Avec agences
28 octobre 2026

Après le dépouillement de trois quarts des bulletins, aucune majorité claire ne se dégage à la Knesset. Le camp de Benjamin Netanyahu devance celui de Gadi Eisenkot.

Des drapeaux israéliens flottent sur la place de la Knesset.
Les résultats partiels annoncés dans cet article sont susceptibles de changer au fur et à mesure du dépouillement. Image : Christophe Gateau/dpa/picture alliance

Qui entre Benjamin Netanyahu et Gadi Eisenkot pourra réunir une majorité d'au moins 61 députés sur 120 à la Knesset et former un gouvernement ?

Le Premier ministre sortant, ainsi que son principal rival, ont tous deux affirmé être en position de force après les élections législatives en Israël de ce mardi 27 octobre.

Mais pour l'heure, après le dépouillement de trois quarts des suffrages, aucune majorité gouvernementale ne se dessine.

Benjamin Netanyahu et Gadi Eisenkot, bien que rivaux, partagent les mêmes idées sur la question palestinienne.Image : J. Samad/AFP/G. Cohen-Magen/dpa/picture alliance

Selon la Commission électorale, avec 77,6 % des bulletins comptabilisés, le Likoud du Premier ministre Benjamin Netnayahu et ses alliés avaient toujours une courte avance sur le bloc de l'opposition, mené par le candidat centriste Gadi Eisenkot. Mais aucun des deux camps ne parvient à réunir une majorité.

Les partis arabes faiseurs de roi

Ainsi, c'est le camp des partis arabes israéliens, qui signe une poussée spectaculaire et devrait obtenir un nombre record de sièges au Parlement, qui pourrait bien s'imposer comme faiseur de roi lors des tractations de coalition. Or, les partis arabes sont hostiles à Benjamin Netanyahu.

L'un des principaux opposants arabes israéliens appelle en effet ce mercredi à nouer un "véritable partenariat judéo-arabe" afin de chasser l'actuel Premier ministre du pouvoir.

Mais ce partenariat pourrait ne pas voir le jour alors qu'en Israël, une partie de majorité juive est réticente à l'idée de travailler avec des représentants de la minorité arabe, qui représente 20 % de la population.

Donald Trump a estimé que son soutien à Benjamin Netanyahu dans les derniers jours de campagne avait "beaucoup aidé" le Premier ministre sortant.Image : Ronen Zvulun/REUTERS

Selon Gideon Rahat, politologue à l'Université hébraïque de Jérusalem, l'attaque terroriste du 7 octobre 2023 a généré "beaucoup de suspicion et beaucoup de peur" au sein de la majorité juive envers la minorité arabe.

Le chef de la gauche Yaïr Golan, membre du bloc emmené par Gadi Eisenkot, a été le seul à ce stade à appeler de ses vœux une telle alliance. "Nous ne devons plus accepter la division raciste de Netanyahu entre les voix juives et les voix arabes", a-t-il écrit ce mercredi sur le réseau X. 

Le président israélien veut éviter de nouvelles élections

Une fois les résultats officiels annoncés, c'est au président Isaac Herzog qu'il reviendra de désigner le candidat le mieux placé pour former un gouvernement, sans qu'il s'agisse nécessairement du chef de la formation arrivée en tête du scrutin.

Le chef de l'Etat a déjà appelé à "faire tout notre possible (...) pour éviter de nouvelles élections". Isaac Herzog s'était dit prêt à soutenir un gouvernement d'union nationale entre Benjamin Netanyahu et Gadi Eisenkot.

Mais si aucune coalition ou entente n'émerge, et en attendant l'organisation de nouvelles élections, cette impasse profitera dans l'immédiat à Benjamin Netanyahu, qui restera Premier ministre par intérim.

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