La recherche des victimes se poursuit à Beyrouth
9 avril 2026
Les frappes simultanées d'Israël mercredi, menées sans avertissement et qui ont visé le coeur de Beyrouth et plusieurs autres régions du Liban, ont fait 182 morts et 890 blessés, selon un dernier bilan officiel non définitif.
Le Hezbollah de son côté a annoncé avoir bombardé le nord d'Israël dans la nuit, en réaction à sa "violation du cessez-le-feu".
Israël a mené, ce mercredi 8 avril, plusieurs frappes sur le Liban et notamment sur Beyrouth. Plusieurs quartiers de la capitale libanaise, ainsi que sa banlieue sud, bastion du Hezbollah, ont été touchés.
L'état hébreu a affirmé qu'il s'agissait de "la plus grande frappe coordonnée" contre le Hezbollah, mouvement pro-iranien depuis le début de la guerre. "En l'espace de dix minutes et simultanément dans plusieurs zones, [les forces israéliennes ont attaqué] une centaine de postes de commandement et d'infrastructures militaires", a indiqué un communiqué militaire israélien.
Ces frappes israéliennes, survenues en début d'après-midi, ont semé la panique dans Beyrouth.
Si Israël dit soutenir la trêve de deux semaines entre l'Iran et les États-Unis, le Liban n'est pas inclus. "La bataille continue au Liban", a déclaré le colonel Avichay Adraee, porte-parole arabophone de l'armée israélienne.
L'attente de la population
Depuis le début des frappes israéliennes sur le Liban, le 2 mars dernier, les bombardements ont fait plus de 1.500 morts et plus d'un million de déplacés.
Pour ces déplacés, la question d'un retour à la maison est pour le moment en suspens.
L'armée libanaise a appelé les populations à "attendre avant de rentrer" dans le sud du pays, par précaution. Le Hezbollah a, dans un communiqué, demandé à la population de ses bastions, dans le sud et l'est du pays, ainsi que dans la banlieue sud de Beyrouth, de ne pas rentrer chez eux avant une "annonce officielle" de cessez-le-feu.
Une annonce qui n'est toujours pas arrivée.
L'Europe souhaite un cessez-le-feu au Liban
Au sein de la communauté internationale, les appels à inclure le Liban dans le cessez-le-feu se multiplient. Les principaux dirigeants européens, dont le chancelier allemand Friedrich Merz, ont signé un communiqué appelant les différents partis à respecter le cessez-le-feu, et ce même au Liban.
Pour sa part, le président libanais, Joseph Aoun, a salué la trêve irano-américaine et a affirmé que son pays œuvrait à être inclus dans la "paix régionale". Le Premier ministre, Nawaf Salam, a déclaré que "personne ne négocie au nom du Liban, sauf l'État libanais", une référence claire à l'Iran et au Hezbollah.
Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale, le 2 mars, en menant une attaque contre Israël, en représailles à la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei, mais la communauté internationale, et notamment l'Union européenne, s'inquiète depuis du lourd tribut payé par la population libanaise.