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PolitiqueIsraël

Qui est Gadi Eisenkot, le principal rival de Benjamin Netanyahu ?

Avec agences
22 octobre 2026

L'ancien chef d'état-major Gadi Eisenkot se positionne comme l'alternative à l'actuel Premier ministre, qu'il accuse d'échec face au Hamas.

Un panneau de signalisation indique deux voies. Au milieu de deux affiches de campagne de Gadi Eisenkot ou Benjamin Netanyahu, il symbolise les deux options pour les Israéliens.
La course s'annonce serrée entre Gadi Eisenkot et le Premier ministre sortant Benjamin Netanyahu. Image : Oded Balilty/AP Photo/picture alliance

Il est considéré comme le principal rival de Benjamin Netanyahu en vue des élections législatives du 27 octobre en Israël.

L'ancien chef d'état-major Gadi Eisenkot se positionne comme l'alternative à l'actuel Premier ministre. Celui-ci dénonce notamment l'échec de l'actuel Premier ministre face au Hamas.

"Nous devrons choisir entre la vérité et le mensonge", estime le dirigeant du parti de centre-droit Yashar, qui accuse Benjamin Netanyahu d'être responsable d'un "échec retentissant" à Gaza, où le Hamas "reste actif militairement" après trois ans de guerre.

Pour Gadi Einsenkot, le chef du Likoud "fait passer les intérêts partisans, de politique intérieure et personnels avant les considérations stratégiques".

L'ancien général de 66 ans s'est ainsi engagé à mettre fin au pouvoir du Hamas à Gaza dans un délai de 18 mois s'il devient Premier ministre à l'issue des législatives.

Gadi Eisenkot a perdu son fils dans la guerre à Gaza

Gadi Einsekot a servi pendant quatre décennies dans les forces armées israéliennes, dont il a été chef d'état-major de 2015 à 2019. Ce candidat bénéficie aussi d'une forte sympathie dans l'opinion depuis la mort de son fils Gal à 25 ans, et de deux neveux durant la guerre à Gaza.

Gadi Eisenkot promet une politique plus modérée tout en voulant maintenir le cap actuel sur la question palestinienne.Image : Amir Cohen/REUTERS

En 2022, il s'est lancé dans la politique et, un an plus tard, il a fondé le parti Yashar, un nouveau mouvement qui rassemble des responsables politiques de droite et de gauche et vise à renforcer le centre politique.

Désormais au coude-à-coude dans les sondages avec Benjamin Netanyahu, il dit vouloir restaurer l'image à l'international d'Israël, fragilisée par la guerre dévastatrice dans le territoire palestinien, et les violences de colons qui se multiplient en Cisjordanie occupée.

Après qu'un maire français et une journaliste américaine y ont été passés à tabac récemment, il a dénoncé un "terrorisme juif sous les auspices du gouvernement" et promis d'agir.

Gadi Eisenkot n'est toutefois pas en faveur d'un changement de cap fondamental sur la question palestinienne.

Il a soutenu les opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza, au Liban et contre l'Iran. Tout comme Benjamin Netanyahu, il s'oppose à l'idée d'un Etat palestinien. Et récemment, il a défendu la colonisation en Cisjordanie occupée "à condition qu'elle se fasse en accord avec la loi".

Appels à une commission nationale d'enquête sur le 7 octobre

Ses critiques visent plutôt la manière dont le Premier ministre israélien a géré les conséquences du 7 octobre.

Il réclame ainsi la mise en place d'une commission nationale d'enquête sur les défaillances sécuritaires ayant permis l'attaque du 7 octobre 2023, réclamée par de nombreux Israéliens, mais à laquelle Benjamin Netanyahu s'oppose.

Benjamin Netanyahu appelle les petits partis de droite de se retirer de la course électorale, par crainte qu'il ne lui coûtent des voix aux législatives.Image : Ariel Schalit/AP Photo/picture alliance

Gadi Eisenkot souhaite par ailleurs mettre fin à l'exemption du service militaire accordée aux juifs ultra-orthodoxes, là où Benjamin Netanyahu a longtemps défendu cette mesure afin de s'assurer le soutien des partis religieux.

Pour séduire le centre et les libéraux, il promet de "protéger l'indépendance judiciaire, l'Etat de droit, les droits des minorités et la liberté de la presse".

Enfin, fils de juifs marocains et élevé dans un milieu modeste à Eilat, dans le sud d'Israël, Gadi Eisenkot pourrait devenir le premier chef de gouvernement israélien issus de la communauté juive séfarade, originaire d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient.

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