1. Aller au contenu
  2. Aller au menu principal
  3. Voir les autres sites DW

G20 : l'Afrique du Sud surmonte le camouflet américain

Sandrine Blanchard | Khumalo Thuso | Cai Nebe
19 novembre 2025

À Johannesburg, l’Afrique du Sud ouvre le bal du premier G20 africain, déterminée à briller sur la scène mondiale malgré le retrait des États-Unis.

Le Cap 2025 |  Logo du G20 avec des drapeaux, au Cap
L'Afrique a une occasion de faire entendre sa voix dans le mondeImage : Kyodo/dpa/picture alliance

Johannesburg se prépare à accueillir le G20, pour la première fois en Afrique. Un sommet crucial pour l'Afrique du Sud, qui veut concilier son rôle de membre des Brics et celui de partenaire des démocraties occidentales.

Pour Mavis Owusu-Gyamfi, présidente de l'African Center for Economic Transformation, "le reste du monde commence à reconnaître que l'Afrique joue un rôle central". "La croissance et la stabilité mondiales dépendent de la bonne ou de la mauvaise trajectoire du continent africain" , explique-t-elle.

Mavis Owusu-Gyamfi souligne les atouts africains : population jeune, main-d'œuvre en expansion et minerais clés pour la transition verte. Mais ce sommet se tient sans les États-Unis, qui boycottent l'événement, malgré leur présidence du G20 à partir du 1er décembre. 

Le président américain considère que l'Afrique du Sud est trop ouverte, diverse et inclusive.Image : Chip Somodevilla/Getty Images

L'Afrique du Sud trop tolérante pour Trump ?

Washington reproche à Pretoria ses tarifs douaniers et sa plainte contre Israël devant la Cour internationale de justice.

Menzi Ndhlovu, analyste chez Signal Risk, rappelle également que "les Républicains considèrent l'Afrique du Sud comme un cas de DEI [Diversité, équité et inclusion]. Or, ils sont opposés à cette idéologie en Amérique."

Un boycott lourd de conséquences, mais Pretoria espère rallier les autres puissances sur la réforme de la dette et le financement du climat. 

Une chance pour l'Afrique

Malgré les défis que l'Afrique du Sud affronte – corruption, criminalité, chômage, ce G20 est vu comme une opportunité pour "se connecter" au reste du monde. 

Pour l'Ougandaise Martha Tukahirwa, de la Fight Inequality Alliance, c'est "un moment politique" qui peut permettre aux Africains "d'amplifier [leurs] demandes".

Mavis Owusu-Gyamfi souhaite que ce sommet aide l'Afrique à passer "d'une dépendance à l'exportation de matières premières à une valeur ajoutée susceptible de créer des emplois".

Passer la section A la une

A la une

Passer la section Plus d'article de DW