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La radio face à l’essor de l’intelligence artificielle

Mahamadou Saley
13 février 2026

Ce 13 février 2026, le monde entier célèbre la journée mondiale de la radio, rappelant le rôle essentiel de ce média dans l’information et l’éveil des consciences.

Une vieille radio est placée devant la maison de Ngwiza Khumbulani Moyo à Bulawayo au Zimbabwé, le mercredi 15 février 2023
Malgré l’arrivée d’internet, des réseaux sociaux et de la télévision, la radio reste l’un des médias les plus populaires Image : Tsvangirayi Mukwazhi/AP Photo/picture alliance

Avec l’essor d’Internet, des réseaux sociaux et de l’intelligence artificielle, les radiodiffuseurs doivent relever de nouveaux défis. L’enjeu est de concilier radio traditionnelle et innovations technologiques, tout en restant fidèles aux auditeurs. C’est dans ce contexte que le thème retenu pour la Journée mondiale de la radio ce 13 février 2026 est : "L’IA est un outil, pas une voix".  

Malgré ces mutations et l’attrait croissant de la jeunesse pour le numérique, la radio continue de séduire. De nombreux jeunes s’inscrivent dans les écoles de journalisme avec l’ambition de faire carrière dans ce média.

A Abidjan, en Côte d’Ivoire, l’Institut des Sciences et Techniques de la Communication (ISTC Polytechnique) forme chaque année des jeunes aux métiers de la radio. Loin d’être découragés par la montée en puissance des réseaux sociaux, certains étudiants témoignent que la radio est avant tout une passion. 

Ouedraogo Samira Koné, étudiante en Master 2 de journalisme radio, explique : "Aller vers la radio, c’est vraiment la passion, l’amour même, de donner des informations en temps réel aux auditeurs." 

"La radio à de beaux jours devant elle"

Pour André Mobio, étudiant dans la même promotion, la radio est un métier exigeant, qui requiert rigueur, éthique et respect de la déontologie journalistique.  

"Quoi qu’on dise, ces médias s’appuient sur la radio." (Rémi Yao)

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"La radio, parce que c’est vraiment le média qui forme les grands journalistes, notamment en Côte d’Ivoire. On ne s’enfonce pas à la radio, et disons que la radio te permet de travailler non seulement ton écriture, mais aussi ta voix. C’est vraiment le média sur lequel on se forme véritablement. La radio a clairement de beaux jours. La preuve : quand nous sommes dans notre voiture, on écoute la radio. Elle reste le média capable de toucher même les zones les plus éloignées. La radio a encore et encore de beaux jours devant elle." 

Cet engouement des jeunes pour la radio n’étonne pas Rémi Yao, directeur de l’Institut des Sciences et Techniques de la Communication, l’ISTC Polytechnique. Selon lui, malgré l’émergence de nouveaux médias, la radio traditionnelle conserve une place essentielle. 

"D’abord, dans le département de journalisme, nous avons 260 étudiants et en radio, une soixantaine. C’est une formation de spécialité, donc les étudiants se spécialisent à partir de la deuxième année de licence et la première année de master. Il y a les nouveaux médias, mais la radio attire une très bonne partie de nos apprenants."  

Rémi Yao explique que "nos étudiants optent massivement pour la radio et la télévision, qui restent des médias classiques. Quoi qu’on dise, ces médias s’appuient sur la radio. Avec l’évolution et les mutations que nous connaissons, nous pensons que la radio a sa place et qu’elle va demeurer"

Pour s’adapter aux exigences actuelles, notamment l’intégration des nouvelles technologies, plusieurs écoles ont introduit des modules dédiés au numérique, afin de permettre à la radio de rester compétitive face à l’instantanéité des nouveaux médias. 

Mahamadou Saley Correspondant DW Maradi
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