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Le cinéma africain à l'affiche de la Berlinale

9 février 2017

La 67ème de la Berlinale démarre ce jeudi avec la projection du film "Django". Au total, 18 films vont se disputer l'Ours d'or et une fois de plus, la Berlinale fait la part belle à l'Afrique avec une nouveauté.

Dieudo Hamadi
Image : Dieudo Hamadi

Il y aura cette année de jeunes réalisateurs et des cinéastes africains reconnus - MP3-Stereo

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Cette nouveauté, c'est la "Berlinale Africa hub", autrement dit une plateforme entièrement consacrée à l'industrie africaine du film. Une initiative du marché européen du film, l'EFM, dont Matthijs Wouter Knol est le directeur:

"Il y a en Afrique plus de jeunes que partout ailleurs dans le monde. Des jeunes de moins de 30 ans qui ont envie de regarder des films sur leur téléphone portable. C'est un changement que l'on a pu noter ces dernières années. Et nous voulons y répondre! C'est pour cela qu'il y aura cette année au marché européen du film, de jeunes réalisateurs et producteurs africains de même que des cinéastes déjà reconnus".

Le film "Django" ouvre le festival ce jeudi Image : Roger Arpajou

Cette initiative est soutenue financièrement par le Ministère allemand des Affaires étrangères. L'idée est de faire connaître l'industrie africaine du film au plus grand nombre mais également de faire se rencontrer les cinéastes du continent.

De la RDC à l'Afrique du sud

Des cinéastes bien présents aussi dans les différentes sections de la Berlinale. On peut citer, dans la catégorie Panorama, "Maman Colonelle" de Dieudo Hamadi (en photo), un hommage à Honorine Munyole qui protège femmes et enfants au Sud-Kivu dans l'Est de la RDC. Ou encore "The Wound" sur les rites initiatiques des jeunes hommes Xhosa en Afrique du Sud. Sans oublier "Félicité" du réalisateur franco-sénégalais Alain Gomis qui est en compétition pour l'Ours d'or. Le film suit une chanteuse congolaise prête à tout pour payer une opération à son fils. Selon Dieter Kosslick, le directeur de la Berlinale, ce film comme beaucoup d'autres au programme du festival, offre une solution à une situation tragique:

"Il s'agit des structures familiales, mais pas au sens classique du terme. Là on parle du besoin des gens de se retrouver dans des structures qu'ils connaissent bien, d'être avec des gens auxquels ils peuvent faire confiance."

La confiance, un des maîtres-mots de cette nouvelle édition de la Berlinale, sans oublier le courage et l'humour qui seront aussi de la partie.