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Les enseignants de Kidal vont bientôt rejoindre leur poste

Mahamadou Kane
25 novembre 2025

Les enseignants de Kidal avaient refusé de regagner leur poste en raison de l'insécurité qui prévaut dans cette partie du Mali. Ils ont été rassurés par les autorités militaires.


Un enseignant déplacé, donne des cours de calcul à ses élèves dans un espace d’apprentissage improvisé à Socoura, au Mali
Un enseignant déplacé, donne des cours de calcul à ses élèves dans un espace d’apprentissage improvisé à Socoura, au MaliImage : picture-alliance/AP Photo/UNICEF/Dicko

Avant de regagner leurs postes, les enseignants de Kidal(ex-bastion des rebelles indépendantistes, désormais aux mains de l’armée malienne, depuis novembre 2023) avaient réclamé un voyage sécurisé. 

Les enseignants concernés sont, pour l’instant, répartis entre Bamako et la région de Gao et devraient donc rallier Kidal à bord d'avions de l’armée de l’air malienne. Mais la situation des enseignants demeure préoccupante dans le reste du pays. 

Visite de l'ancien Premier ministre malien Boubou Cissé dans une école de Kidal en 2020Image : Pressedienst des Premierministers von Mali

C’est vendredi dernier, le 21 novembre, que le syndicat des enseignants de Kidal a été reçu par le ministre de la Fonction publique et du dialogue social. 

"Il nous a demandé d’établir une liste des enseignants qui doivent regagner leur poste. C’est plus d’une centaine d’enseignants qui doivent rejoindre Kidal. Cette liste sera envoyée au ministre de la Défense qui, à son tour, va diligenter avec l’armée de l’air. Quant au jour du départ, c’est une question militaire. Pour ce qui est de notre sécurité, l’armée a pris soin de veiller à notre sécurité une fois arrivés à nos postes respectifs" réagit Abdoulaye Salam Maiga, le secrétaire général de la Fédération de l’éducation, de sports, des arts, de la recherche et de la culture, de la région de Kidal. 

Fermeture des écoles

La sécurité demeure un défi pour les acteurs de l’éducation dans tout le pays. Le 14 novembre dernier, des individus armés non identifiés, soupçonnés d’être des djihadistes, ont ordonné la fermeture de deux écoles à Badoumbera et Kérouané, dans le cercle de Banamba, dans le sud du pays. 

Les explications à Bamako de Mahamadou Kane

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Fin octobre, c’est l’école de Fani à Yangasso qui a été fermée par des combattants djihadistes dans la région de Ségou, dans le centre. 

Des cas qui se multiplient à travers le pays, alors que, dans les faits, aucun mécanisme ne protège les enseignants dans l’exercice de leur fonction. 

"Aujourd’hui, je ne suis pas au courant d’une réglementation pour sécuriser les enseignants dans leurs zones de travail. Je crois qu’il est plus que nécessaire de mettre en place des dispositifs sécuritaires pour protéger non seulement les enseignants, mais aussi de garantir à tous les enseignants, qui désirent retourner dans leur localité, un retour facile et sécurisé" explique Souleymane Minkeyla Maiga du Syndicat national des collectivités. 

Selon le rapport du Cluster Éducation Mali, plus de 610.000 jeunes maliens sont actuellement privés de leur droit à l’éducation et plus de 1 500 écoles sont fermées sur l’ensemble du pays. 

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