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PolitiqueVenezuela

Les Etats-Unis attaquent le Venezuela et capturent Maduro

3 janvier 2026

Donald Trump a annoncé la capture et l'exfiltration du président vénézuélien Nicolas Maduro et que les Etats-Unis dirigeraient pour le moment le pays.

Un feu fait rage suite à explosion dans le complexe militaire de Fuerte Tiuna à Caracas
L'attaque a principalement visé des structures militaires dans la capitale et aux alentoursImage : STR/AFP

De puissantes explosions ont été entendues peu avant 02h du matin heure locale dans la capitale du Venezuela, Caracas, et ses environs. Des explosions qui ont duré un peu plus d'heure et que Donald Trump a qualifié d'"attaque de grande envergure" contre le pays sud-américain.

Le président américain a annoncé ce samedi 03.01.26 que les forces américaines ont capturé et exfiltré le président vénézuélien, Nicolas Maduro et sa femme. Ils sont actuellement en route, par bateau, pour les Etats-Unis selon Donald Trump qui a donné sa première interview après l'intervention à la chaine conservatrice Fox News. 

Nicolas Maduro se trouvait dans "une forteresse", mais tous les militaires américains impliqués dans l'opération en sont revenus vivants, s'est félicité Donald Trump qui a par ailleurs posté des photos du chef d'Etat menoté et un masque sur les yeux, à bord du navire de guerre USS Iwo Jima. 

La président américain s'est rapidement exprimé sur le reseau social Truth. Il a décrit une opération militaire couronnée "de succès". Image : Truth Social/@realDonaldTrump

Le numéro deux du Département d'Etat américain, Christopher Landau, a proclamé une "nouvelle ère" pour le Venezuela. Le président socialiste, au pouvoir depuis 2013, est accusé par Donald Trump d'être à la tête d'un vaste réseau de narcotrafic, ce que ce dernier dément.

De son côté, Caracas a dénoncé une "très grave agression militaire".  "L'objectif de cette attaque n'est autre que de s'emparer des ressources stratégiques du Venezuela, en particulier de son pétrole et de ses minerais, en tentant de briser par la force l'indépendance politique de la Nation", a assuré le gouvernement venezuelien dans un communiqué. 

Les Etats-Unis prennent le pouvoir pour le moment

La cheffe de l'opposition vénézuélienne, Maria Corina Machado, prix Nobel de la paix 2025, s'est, elle, montrée satisfaite du départ de Nicolas Maduro, peu importe la méthode. 

"Vénézuéliens, l'heure de la liberté est arrivée", a-t-elle écrit dans un communiqué sur les réseaux sociaux. Maria Corina Machado qui plaide pour que le candidat de l'opposition à la présidentielle de 2024, Edmundo Gonzalez Urrutia, en exil en Espagne, assume "immédiatement" la présidence.

Mais Donald Trump ne semble pas prêt à redonner le pouvoir au Vénézuéliens tout de suite puisqu'il a déclaré ce samedi que les États-Unis "dirigeraient" le Venezuela jusqu'à ce qu'une transition politique "sûre" puisse avoir lieu.
 

Nicola Maduro était au pouvoir depuis 2013.Image : Andres Gonzalez/dpa/picture alliance

L'offensive américaine survient alors que Donald Trump avait évoqué la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela et affirmé que les jours du président Maduro étaient "comptés", après avoir fait déployer une flottille de guerre dans les Caraïbes contre le narcotrafic et mené des frappes meurtrières contre des bateaux qui ont fait déjà des dizaines de mort. 

Ses frappes avaient déjà provoqué l'inquiètude de la communauté internationale. "Selon le droit international, le recours intentionnel à une force létale n'est permis qu'en dernier ressort contre un individu représentant une menace imminente pour la vie", avait souligné en octobre le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'Homme, Volker Türk. 

Onde de choc dans la communauté internationale 

Devant cette nouvelle intervention décidée unilatéralement par la présidence américaine et qui a découlé sur l'enlèvement de Nicolas Maduro, la communauté internationale a fait preuve d'une grande inquiètude. 

Le secrétaire général de l'Onu Antonio Guterres s'est étonné "que le droit international n'ait pas été respecté" à propos de la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro par les Etats-Unis, a indiqué son porte-parole dans un communiqué. L'opération américaine constitue un "dangereux précédent".

Le chef de l'Onu appelle "tous les acteurs au Venezuela à engager un dialogue inclusif, dans le plein respect des droits de l'Homme et de l'Etat de droit". Image : Ibraheem Abu Mustafa/REUTERS

L'Union européenne, par la voix de sa cheffe de la diplomatie, Kaja Kallas, a "appelé à la retenue" et rappelé qu'"en toutes circonstances, les principes du droit international et de la Charte des Nations unies doivent être respectés". L'Allemagne a indiqué suivre la situation de près, "avec inquiétude". 

L'Espagne, pays où réside une grande communauté vénézuélienne, a "appelé à la désescalade et à la modération" et s'est dite "disposée à offrir ses bons offices".

Moscou, allié de Caracas, a "exhorté" samedi les Etats-Unis à libérer le président vénézuélien Nicolas Maduro et son épouse.

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