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La Conférence sur la Libye appelle à des élections crédibles

Avec agences
12 novembre 2021

Les dirigeants et ministres d’une trentaine de pays étaient réuni à Paris pour soutenir une sortie de crise en Libye.

La France, l'Allemagne et l'Italie sont en première ligne dans le processus de sortie de crise
Image : Yoan Valat/AP Photo/picture alliance

"Il est important que toutes les parties prenantes libyennes se mobilisent résolument en faveur de l'organisation d'électionsprésidentielles et législatives libres, régulières, inclusives et crédibles le 24 décembre 2021", ont souligné dans un communiqué la trentaine de leaders politiques présents lors de la Conférence internationale sur la Libye, qui s’est déroulée ce vendredi (12.11) à Paris, la troisième du type après deux rencontres organisées à Berlin

Des participants de marque

Parmi les leaders politiques présents, la chancelière allemande sortante Angela Merkel, l’Italien Mario Draghi, la vice-présidente américaine Kamala Harris, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, le secrétaire général de l’Onu, mais aussi une série de dirigeants des pays de la région, à l’image de Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso, Mahamat Idriss Déby du Tchad, Mohamed Bazoum du Niger, ainsi que l’égyptien Abdel Fattah Al-Sissi.

Angela Merkel avait organisé les deux premières conférences de ce type à BerlinImage : Yoan Valat/EPA/AP/picture alliance

Ils ont fait face aux leaders libyens actuels, à savoir le président du Conseil présidentiel Mohamed Al-Manfi et le Premier ministre de la transition Abdelhamid Dbeibah.

L’un des enjeux de ce sommet était d’afficher le soutien de la communauté internationale au processus politique en cours en Libye, qui espère organiser le 24 décembre prochain une élection présidentielle, puis un scrutin législatif. Or, des tensions entre les camps rivaux refont surface et pourraient à nouveau faire dérailler la tenue d’un scrutin accepté par tous, alors que la loi électorale est rejetée par une partie du pays. 

Démilitarisation

Le secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres, qui participait par visio-conférence, a également exhorté tous les camps rivaux à contribuer au "processus électoral" et à "respecter" le résultats des élections.

A (re)lire également : Dix ans après Kadhafi, la paix coince toujours en Libye

Depuis la chute de Mouammar Kadhafi il y a dix ans, la Libye est divisée en deux camp, l’un à l’Ouest et l’autre dans l’Est. Les législatives de 2014, qui ont abouti au Parlement actuel, n’ont pas empêché l’Etat libyen de sombrer dans une nouvelle guerre.

Les armes, c’est l’autre aspect de cette Conférence. Paris souhaite le départ des milliers de mercenaires russes, syriens, tchadiens et soudanais, tout comme le départ des troupes étrangères. Or, la Russie dément l’envoi de militaires ou de mercenaires et la Turquie se montre peu enclin à retirer ses soldats du terrain libyen. 

La Turquie, dont le président Erdogan a été absent lors de la Conférence, tout comme Vladimir Poutine et le président algérien Abdelmadjid Tebboune.