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L'OMS se montre rassurante sur les risques de l'hantavirus

Eric Topona | Avec agences
7 mai 2026

Selon l'Organisation mondiale de la santé, le foyer d'hantavirus signalé sur un navire de croisière ne représentait pour le moment ni "le commencement d'une épidémie", ni celui "d'une pandémie".

Un patient allemand atteint du hantavirus arrive au Centre des maladies infectieuses de Düsseldorf.
Un patient allemand atteint du hantavirus arrive au Centre des maladies infectieuses de Düsseldorf.Image : Christoph Reichwein/dpa/picture alliance

Abdi Rahman Mahamud, directeur des opérations d'alerte et de réponse aux urgences sanitaires de l'OMS estime pour sa part que l'ampleur du foyer d'infection d'hantavirus apparu sur un navire de croisière devrait être "limitée" si les mesures de santé publique sont mises en œuvre et si les pays font preuve de "solidarité". Toutefois,  l'OMS juge "possible" l'apparition d'autres cas d'hantavirus. "À ce jour, huit cas ont été signalés, dont trois décès. Cinq de ces huit cas ont été confirmés comme étant dus au hantavirus, tandis que les trois autres sont considérés comme suspects", avait auparavant déclaré le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. "Compte tenu de la période d'incubation du virus (de la souche des) Andes, qui peut atteindre six semaines, il est possible que davantage de cas soient signalés", a ajouté  .

L'hantavirus des Andes, unique souche transmissible entre humains, a causé diverses infections sur un bateau de croisière partant d'Argentine le 1er avril dernier. Trois individus ont perdu la vie, tandis que l'on procède à une recherche active des personnes contacts à travers le globe.

Tedros Adhanom Ghebreyesus, le patron de l'OMS.Image : AFP

​Depuis le 3 mai, tous les regards sont tournés vers un bateau de croisière à travers le monde. Le jour en question, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a lancé une alerte concernant un foyer d'infection à hantavirus sur le navire de croisière MV Hondius, qui pourrait être responsable du décès de trois individus.

Le navire était en croisière dans l'Atlantique. Ce jeudi 7 mai, il se trouve aux îles Canaries. Avant de pouvoir rentrer chez eux, environ 150 passagers et membres d'équipage restants seront sous surveillance.

Le croisiériste Oceanwide Expeditions, qui exploite le bateau, avait annoncé plus tôt jeudi que trente passagers, d'au moins douze nationalités différentes, avaient quitté la croisière lors d'une escale le 24 avril sur l'île britannique de Saint-Hélène.

Les origines de l'hantavirus

Comme le précise l'Inserm, les ​cas d'hantavirus, que l'on retrouve sur tous les continents, sont principalement présents chez les rongeurs sauvages, notamment les campagnols​.

Opération d'évacuation de passagers malades du navire de croisière MV Hondius au large du port du Cap-Vert.Image : Reuters TV/REUTERS

Cependant, on peut aussi les rencontrer plus rarement chez d'autres animaux tels que certaines chauves-souris, reptiles ou poissons ».  Le virus est en cours de séquençage en Afrique du Sud​. Mais,  l'hypothèse principale de l'OMS repose sur la souche des Andes, le seul hantavirus identifié ayant montré une transmission interhumaine restreinte par contact. Actuellement, l'OMS présume que certains premiers cas ont été "infectés hors du navire par le virus et qu'il y a eu par la suite une transmission entre les personnes". D'après l'OMS, l'incident représente un risque "faible" pour le reste du globe.

L'OMS a "informé les 12 pays dont des ressortissants ont débarqué à Sainte-Hélène. Ces 12 pays sont le Canada, le Danemark, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, Saint-Kitts-et-Nevis, Singapour, la Suède, la Suisse, la Turquie, le Royaume-Uni et les États-Unis", a déclaréTedros Adhanom Ghebreyesus.

L'organisation a par ailleurs annoncé que l'Argentine envoyait vers cinq pays quelque 2.500 kits pour dépister l'hantavirus.

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