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Des camions bloqués par le JNIM au Mali

Mahamadou Kane
17 septembre 2025

Dans le sud-ouest du Mali, les chauffeurs de citernes en direction de Bamako sont bloqués par les djihadistes du JNIM depuis début septembre.

Mali | Station service Star à Bamako (archive)
Le blocus entrave notamment la circulation des camions-citernes qui approvisionnent BamakoImage : Issouf Sanogo/AFP/Getty Images

Au Mali, la confusion règne sur les routes du sud-ouest du pays depuis l'instauration d'un blocus par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans, le Jnim, à Nioro du Sahel et à Kayes, le 3 septembre dernier. 

Certains camionneurs ont passé des jours avant d'atteindre leur destination finale. En cause : les attaques des combattants du Jnim visant les camions-citernes transportant du carburant. Quant à l'armée malienne, elle a mis en place un dispositif d'escorte pour sécuriser les convois des transporteurs.

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Un millier de camions-citernes bloqués

Selon le syndicat des chauffeurs et conducteurs routiers, environ un millier de camions-citernes étaient stationnés, la semaine dernière, entre Zegoua et Kadiana, à la frontière ivoirienne. 

Une paralysie consécutive à la pression exercée par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans, affilié à Al Qaïda, sur les camionneurs, après l'entrée en vigueur de sa mesure d'interdiction du transport de carburant à destination de Bamako.

Mais la situation se serait débloquée en début de semaine, précisent les syndicalistes. 

Ce camionneur qui a 15 ans d'expérience sur la route Bamako-Zégoua-Kadiana, ayant requis l'anonymat, confirme que la cible des djihadistes sont bien les camions transportant du carburant : 

"A notre niveau, tous les véhicules visés par des attaques sont des camions-citernes transportant du carburant, explique-t-il. Accidentellement et par coïncidence, d'autres véhicules ont subi des tirs des combattants du Jnim. On mettra cela sur le compte du fonctionnement du trafic routier."

Des violences sur la route de Kayes

Le syndicat des chauffeurs et conducteurs routiers dénombre au moins un chauffeur et un apprenti tués et plusieurs autres blessés, sur la route de Kayes, depuis l'imposition du blocus par le groupe djihadiste.

Ce conducteur d'une fourgonnette qui relie Bamako à Nouakchott et Casablanca revient sur les récents événements. Celui-ci affirme qu'il n'a jamais rien vu de pareil :

 

Hier mardi [16.9.25], le Premier ministre de transition, le général Abdoulaye Maïga, a reçu les acteurs du secteur des transports, ainsi que les opérateurs économiques, afin de trouver des solutions pour rétablir le trafic et assurer l'approvisionnement de Bamako en carburant.

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